12.09.2014 Le 4e Moscou Photo Salon (MFS) se tiendra du 12 au 18 septembre 2014

 

Capture d’écran 2014-07-19 à 17.04.44

Pour accéder au site :

http://moscowphotosalon.ru/fr/

Moscou Photo Salon 2014

Galeries, fondations, collectionneurs : 12/09 – 16/09
Auteurs libres: 20/09 – 28/09

De 12 à 16 septembre 2014
La Galerie de Photographie Classique organise la première partie de Salon annuel Moscou Photo. L’événement est conçu — un niveau plus modeste — sur le modèle des foires photographiques internationales et a pour but de former le marché russe de la photographie ainsi que permettre l’intégration de ce nouveau marché russe dans le marché international de la photographie.

Un autre but est aussi de réduire au même dénominateur les termes, les modèles de certificats, les standardsde tirages en photographie. Outre cela, ce Salon est non seulement un endroit pour l’achat et vente des photographies, mais aussi un lieu d’exposition unique – idéal pour le marché russe de la photographie.

 
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09.08.2014 Alors que sortent plusieurs films sur les anthropoïdes, Rhinocéros & Cie prépare une exposition sur leurs œuvres picturales réalisées dans le laboratoire créé par le Pr Pavlov à Leningrad

P1240813

dessin singe

Extraits d’un ouvrage d’un théoricien soviétique des années 1960 :

Le vacarme des singes arrive dans l’art (ou Les singes contre Pollock)

Victor Birsky, Éditions d’État, Leningrad, 1964

page 5
« … La presse occidentale depuis plusieurs années est remplie de nouvelles de l’apparition d’artistes absolument novateurs et originaux… L’abstractionnisme vit un essor incroyable et menace d’écraser l’art réaliste et les formes artistiques traditionnelles de l’être humain en particulier.

page 6
… Il semble que les derniers évènements de la vie culturelle en Occident aient définitivement démenti l’idée de la paternité exclusive des êtres humains dans la création des œuvres d’art, une idée si puissante depuis les siècles. … l’art est le propre de l’homme. Mais qui sont alors les êtres capables de jouer ce rôle d’artistes, de dessinateurs, de sculpteurs et cela plutôt bien, selon l’avis des critiques d’art del’Occident bourgeois ?  
… Les singes et les anthropoïdes.

La pionnière de cette école artistique des singes s’appelle Bethsie, femelle chimpanzé du Zoo de Baltimore. Très vite elle a été rejointe par un singe Kongo du Zoo de Londres.

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… Puis, c’est une vague de nouveaux venus, chimpanzés, gorilles, orang-outang, capucins, selon Desmond Morris (
« Biologie d’art », 1962) il existerait aujourd’hui (1967) au moins 32 artistes anthropoïdes sur notre planète qui produisent des œuvres graphiques dignes d’attention.

On pourrait bien sûr ne pas prêter attention à l’activité « artistique » de ces singes, considérer qu’elle n’a guère plus d’importance dans la vie des singes que le talent relativement répanduchez les êtres humains de faire des grimaces . Mais il se trouve que ces exercices « artistiques » des singes sont devenus l’objet d’intérêt des spécialistes fort intéressés de la promotion de l’art bourgeois contemporain. Ces critiques voudraient laisser croire à tout le monde que le succès de l’art des singes légitime et fortifie les positions des mouvements de l’art abstrait. C’est la raison d’une spéculation  des capitalistes, d’un agiotage autour des « toiles peintes» des singes. La première exposition à l’institut de l’art contemporain à Londres était censée stimuler l’art abstrait par la découverte des « tendances très modernistes » dans l’art des singes.

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… d’autres expositions n’ont pas manqué de suivre : regroupant les toiles de jeunes artistes abstractionnistes et des œuvres des singes, les compositions de  Beauty, chimpanzé du Zoo de Cincinnati, ont rapporté 100.000 dollars. Des petites annonces dans les journaux bourgeois proposent des toiles des singes.

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Alors les singes deviennent scrupuleux ; on dit qu’aux États Unis certains ont déjà refusé de travailler sans modèle. Et voici que Jane Queen, 18 ans, « Miss New York »,accepte de poser devant les «abstractionnistes » anthropoïdes. L’atelier est installé à l’Hôtel Woldorf-Astoria, la modèle est au centre, en maillot de bain, et les singes autour : Jane se baigne dans le fleuve du succès de singes, et son image multiplie la gloire des singes, c’est bien profitable pour tout le monde, le vrai monde des affaires.

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… Mais la reconnaissance publique n’est pas la chose la plus importante ici. C’est juste la moitié de notre malheur. Ce succès commercial de l’art des singes n’est que le faible reflet de la propagande gonflée par les historiens d’art bourgeois autour d’une idéologie de l’art simiesques. Parce que cette production des singes est un leurre, c’est l’appât pour attirer l’attention publique vers l’art abstrait qui risquerait de dépérir et de perdre son intérêt.

C’est pour cela que on a commencé à comparer l’art des singes à l’art des hommes, à mettre en exergue certaines ressemblances. ….

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Alors surgit la question fondamentale : ces ressemblance des œuvres créées par les singes et par les humains, comment les interpréter ?

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15.07.2014 Second vernissage de Rhinocéros & Cie : Paresse

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À 18.00 commençait la soirée.

À 18.05 les lumières et les appareils s’éteignaient sans explication dans l’une des deux galeries. On apprit à 20.45 qu’il s’agissait d’un incident technique EDF affectant une portion du boulevard et le courant fut rétabli.

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15.07.2014. Inauguration de la première exposition d’été : Arthur Grénier (1873-1944)

Deuxième volet de notre heptaméron photographique : Paresse

biplan dans le ciel de Trouville

« Fleuve d’oubli, jardin de la paresse,… où la vie afflue et s’agite sans cesse, Comme l’air dans le ciel et la mer dans la mer » (Charles Baudelaire, Phares)

Qui était Arthur Grénier ? Un enfant gâté de la société européenne de la fin du XIXe siècle, très jeune orphelin. Un jeune homme désoeuvré mais curieux, né un mois d’août 1873 dans une station balnéaire naissante, Trouville sur mer. Ses parents y avaient acheté une des premières villas de la côte normande.

A Paris, Grénier logeait non loin du Parc Monceau, dans ce tout nouveau XVIIe arrondissement où, depuis le Second Empire, le monde artistique et mondain s’agglutinait. Grace à la fortune de son père défunt, il « faisait la vie », se faisait appeler Arthur ou parfois Green par ses intimes dans ce Paris dandy d’à la recherche du temps perdu, le Paris de Proust, des théâtres, du spectacle et de l’opérette. Le Paris des décors. Le Paris photographique d’Otto Wegener.

Grénier fait un stage dans les ateliers de l’Opera Garnier, fabrique des décors, s’enthousiasme pour la cantatrice Marie Garden. Grâce à la photographie, Grénier rêve ses maquettes, pense à des éclairages, des façons d’orienter la lumière, des expériences chromatiques.

Les décors fabriqués ont disparu. Pas ses photographies.

grenier epouse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès 1907, Grénier se rue chez les frères Lumières pour y acheter des plaques au collodion et surtout des autochromes, les premières photographies en couleurs naturelles. Certaines ont vieilli, on les regarde aussi. Elles sont uniques.

La gélatine s’est marbrée, s’est scindée, recroquevillée entre les deux verres. Les pigments ont migré avec les fécules de pommes de terre donnant aux bords de mer des couleurs à la van Gogh. Il nous a aussi laissé des nuages, une série de cieux crépusculaires, nacrés, pourpres, qu’il tire, vers 1910, depuis le haut du Belvédère d’une villa qui s’ouvre sur le paysage normand.

 

grenier voiture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des scènes d’incendies aux courses d’aéroplanes, de Trouville négligée pour la voisine, Deauville, plus accommodante, des voiliers aux automobiles flambant neuves — il redessina la carrosserie de son premier bolide rouge pour mieux le conduire coiffé de son haut de forme —, Grénier a photographié  « l’air dans le ciel et la mer dans la mer ».

Avec un brin de paresse ? Peut-être, mais alors dans le sens théologique de St Augustin, cette paresse qui nous fait le dimanche délaisser la prière. Grénier prenait le temps. Le temps de traverser son siècle au hasard, à la recherche d’éclipses, de tempêtes, de nuages et de grimaces perdues.

(Basile Chardon et Claude Chanot, Paris, samedi 12 juillet 2014)

 

Grenier Plage

 

La galerie Rhinoceros & Cie présente dès le 15 juillet une sélection d’autochromes d’Arthur Grénier ainsi que quelques gouaches et aquarelles.

 

aquarelle

 

Une publication est envisagée et selon les encouragements et les réactions du public et des collectionneurs, on devrait disposer à l’automne d’une petite ou grande brochure, détaillant des autochromes de nuages ou des beautés en maillots de bains mouillés. Voire les deux. La sortie du catalogue sera prétexte à de nouvelles agapes.

 

autoportrait

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09.07.2014 Présentation du second numéro de Nicéphore, cahier de Photographies : Mercredi 9 juillet, soirée Baudelaire avec Jean-Paul Avice

Couv Nicephore 2

« Très-jeunes, mes yeux remplis d’images peintes ou gravées n’avaient jamais pu se rassasier, et je crois que les mondes pourraient finir, impavidum ferient, avant que je devienne iconoclaste … » (Charles Baudelaire, Salon de 1859).

Mercredi 9 juillet à 18 heures, nous vous invitons à une rencontre avec Jean-Paul Avice dans la galerie éphémère de Rhinocéros & Cie, 156 Boulevard Haussmann, Paris VIIIe.

Une image anonyme surgit tout-à-coup au milieu d’un vide-grenier par un matin pluvieux d’octobre 2013. Un indice ténu, une inscription, une marque motiva une enquête sur l’identité des personnages présents sur cette photographie.

Lors de la présentation publique des premiers résultats qui nous avait fait revenir à Charles Baudelaire, un diseur de poèmes récita «Le Rêve d’un curieux» puis crut bon d’évoquer le récit en rêve «L’Artiste du dernier jour». Dans ce poème, Yves Bonnefoy s’inquiète de la multiplication des photographies qui selon lui dévastent le monde. Il semble attendre pourtant le salut d’une seule image, «lavée de sa différence d’image», et qui pourrait être une photographie prise par accident. Notre conteur rapprocha alors ce récit d’un poème du même auteur, Hopkins Forest, où c’est soudain «une grande photographie de Baudelaire» qui, dans un lieu de hasard et une atmosphère de fin du monde, semble promettre ce salut.

Et voici qu’une simple photographie revient aujourd’hui dans une rare occasion, soutenir la reine des facultés : l’imagination.
Notre société tout entière est préoccupée du démantèlement de l’ordre esthétique qui a prévalu depuis la Renaissance mais s’effondre sous une myriade de selfies, d’images de tout et de rien. Le débat entamé il y a cent cinquante ans par Charles Baudelaire et Félix Nadar entre poésie et photographie, entre image inanimée et imagination, reste ou redevient d’une brûlante actualité.

Superposer, comme l’a fait l’éditeur à l’ouverture de ce Cahier, l’avant-dernier poème des Fleurs du Mal, «Le Rêve d’un curieux» qui figure dans la section «La Mort», et oppose la mort en image à la vie qui se poursuit hors d’elle, et une étonnante photographie où un personnage est assis, figé dans l’immobilité d’une pose devant un rideau, quand, derrière lui, saisi par surprise, surgit le fantôme d’un autre qui ressemble tant à Baudelaire qu’il ne peut être que lui, c’est décider que cette photographie est comme la mise en scène de ce poème. (JPA)

La photographie de Carjat est en ceci étonnante qu’elle est à la limite de l’instantané, conception presque inédite alors ; cette photographie semble capter l’imprévu dans lequel se glisse l’image saisie d’un Baudelaire curieux. C’est une image qui échappe aux canons esthétiques théorisés par Baudelaire – si moderne fut-il – car elle anticipe une photographie captant le transitoire, le fugitif et le contingent sans chercher à usurper les qualités de l’art. Baudelaire n’est pas passé à côté de la modernité photographique, il l’incarne ici. (PLR)

​Le poète luttant contre le péril qui lui est le plus intime, celui de voir sa passion iconophile virer en idolâtrie, et de sentir sa vocation de poète se perdre en ensorcellements fantasmatiques, invente avec la figure de Mademoiselle Bistouri le moyen de résister à l’empire des idoles, à la destruction de la vie par les objectivismes, à l’absolutisation technologique des apparences. Mais cette résistance on ne peut plus précaire10, exposée et terriblement fragile, n’est que la plus faible qu’il puisse maintenir, celle d’une prière tout de même, quoique sans confession ni croyance assurée, à la fin de sa vie dans un petit poème en prose.​ (JT)

Au lecteur 5

L’Artiste du dernier jour 7

Hopkins Forest 10

Des Ennemies intimes ? 12

En Revenir à Baudelaire 16

Une Collectionneuse : Mlle Bistouri 18

Sur un Air de Baudelaire 24

Chronologie des 15 portraits 26

La Main droite du poète 70

Reconstitution 73

L’Atelier d’Etienne Carjat 75

Le Portrait de M. Arnauldet 80

D’un Salon l’autre 83

Le Salon de 1859 92

Le Phénomène futur 104

Mlle Bistouri 109

Baudelaire intime 112

Bibliographie illustrée 116

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24.06.2014 Inauguration à Paris de deux galeries siamoises et éphémères, 156 Bd Haussmann

RHINOCÉROS ET CIE : DEUX GALERIES SIAMOISES À PARIS

Deux galeries siamoises et éphémères viennent d’ouvrir leurs portes dans une ancienne banque, boulevard Haussmann à Paris. Le mot d’ordre ? « Luxe, calme et volupté ». C’est le nom du premier rendez-vous mensuel consacré au temps et aux 7 péchés capitaux, dans le Paris de Baudelaire, par un objet exposant non identifié, Rhinocéros et Cie.

Les deux galeries sont reliées par un passage secret, un souterrain qui fait office de vortex, de passage entre deux mondes de l’art, celui des anciens et des modernes.

D’un côté, des photographies anciennes, des pièces miraculeuses : des nus de Moulin et de Marconi, des portraits par Carjat et Nadar, des photos de la construction de l’Opéra de Paris par Durandelle et de nombreuses trouvailles signés Bisson, Bayard ou Marville.

De l’autre côté, une installation, fruit de la collaboration de deux artistes contemporains, Lyes Hammadouche et Ianis Lallemand, qui ont réinvesti la vitrine, le sas et les pièces secrètes de la banque, avec de la fumée, des néons, des projections et des sculptures. Une expérience étrange et surprenante à découvrir absolument, au carrefour de la photographie ancienne et de l’art contemporain.

Rhinocéros et Cie, 156 boulevard Hausmann, Paris VIIIe

Site dédié : http://rhinoceros.gallery/

HORAIRES :            Mardi – Samedi 12 – 18 heures         Lundi sur rendez-vous

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RHINOCÉROS ET CIE : две спаренных галлереи в Париже

Две спаренных галереи недавно открылись в здании, которое раньше было банком на Бульваре Haussmann в Париже. Лозунг? « Роскошь, спокойствие и наслаждение ». Такое название носит первая месячная встреча посвященная времени и семи смертным грехам в Париже эпохи Бодлера, на которой будет выставляться неопознанный экспонат от галлерей Rhinocéros et Cie.

Две галереи связаны между собой секретным проходом в виде подземного перехода, который связывает два мира искусства – древнего и современного.

С одной стороны, древние фотографии и волшебные экспонаты: обнаженные женщины Moulin и Marconi, портреты от Carjat и Nadar, фотографии стройки парижской Оперы от Durandelle и множество работ, подписанных Bisson, Batard и Marville.

С другой стороны, инсталляция, ставшая результатом сотрудничества двух современных художников – Lyes Hammadouche и Ianis Lallemand, которые отремонтировали витрины, тамбур и секретные комнаты банка, поставив там камин, неоновое освещение, прожекторы и скульптуры. Ни на что не похожий и впечатляющий опыт на перекрестке древнего и современного искусства.

Rhinocéros et Cie, 156 бульвар Haussmann, Париж, VIII округ

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24.06.2014 Inauguration d’un blog sur le site de Rue89 : Le Collectionneur malgré lui

« Très jeunes, mes yeux remplis d’images peintes ou gravées n’avaient jamais pu se rassasier, et je crois que les mondes pourraient finir, impavidum ferient, avant que je devienne iconoclaste. » Charles Baudelaire, « Le gouvernement de l’imagination », Salon de 1859.

Inauguration du blog :

blogrue89

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21.06.2014 Il y a 155 ans , les premières photographies de la principauté de Monaco : Luigi Cretté

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Lodoïsch CRETTE ROMET dit Louis Crette Romet dit Luigi Cretté (1823-1872)

Deux vues parmi les premières de Monaco, 1859 ou 1860
Épreuves albuminées

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Crette Romet originaire de Nice fut, aux alentours de 1850, l’élève de Gustave Le Gray dans cette école de la « Haute époque » de la photographie que fut l’atelier de la Barrière de Clichy créé en 1849. Crette Romet resta par la suite l’un des amis les plus chers de Le Gray, qui le choisira pour parrain de sa fille Berthe, également prénommée Lodoïska (Cf Texte de Sylvie Aubenas : La barrière de Clichy : une « haute école » de photographie, BnF en ligne)

Il devient un photographe du Roi de Sardaigne et s’installe à Nice peu avant la cession du comté à la France. En 1860 il photographie avec Le Gray les membres de l’expédition menée par Alexandre Dumas en soutien à Garibaldi libérateur de la Sicile.

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06.06.2014 Parution du BTP-06 Juin 2014

BTP-06 couv

 

Le BTP a été mis en ligne :BTP-06 juin

 

La télétransmission rencontre parfois mille difficultés inattendues et si vous n’avez pas reçu le dernier BTP, nous vous prions de nous en excusez. Voici un bouton, un formulaire pour vous inscrire et recevoir les prochains, « a sign-up form » :

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01.06.2014. Parution de Nicéphore, cahier de photographies n°2

Nicephore Baudelaire couv

Sommaire :

Au lecteur, 5
L’Artiste du dernier jour, 7
Hopkins Forest, 10
Jean-Paul Avice, Des Ennemies intimes ? 12
Paul Louis Roubert, En Revenir à Baudelaire, 16
Jérôme Thélot, Une Collectionneuse : Mlle Bistouri, 18
Sur un Air de Baudelaire, 24
Chronologie des 15 portraits connus de Charles Baudelaire,  26
La Main droite du poète, 70
Reconstitution, 73
L’Atelier d’Etienne Carjat, 75
Le Portrait de M. Arnauldet, 80
D’un Salon l’autre, 83
Le Salon de 1859, 92
Stéphane Mallarmé, Le Phénomène futur, 104
Charles Baudelaire, Mlle Bistouri, 109
Félix Nadar, Baudelaire intime, 112
Bibliographie illustrée, 116

« Du rapport de Baudelaire à la photographie, on a surtout retenu la condamnation de cette «industrie» mettant, selon lui, fin à l’art, conduisant l’humanité à l’idolâtrie narcissique de sa triviale image, mais Baudelaire, grand ami de Nadar qu’il tutoyait, et qui posa pour lui plus que beaucoup de poètes de son temps, «s’y connaissait» en photographie. Il savait bien que les vrais photographes parviennent à saisir d’un être plus que cette extériorité matérielle… » J.P. Avice

Une image anonyme surgit tout-à-coup au milieu d’un vide-grenier par un matin pluvieux d’octobre 2013. Un indice ténu, une inscription, une marque motiva une enquête sur l’identité des personnages présents sur cette photographie. Au crayon sous ce portrait, un nom, celui de « Mr Arnauldet ». Très vite, le personnage flou au second plan est identifié comme étant Charles Baudelaire. Il semble s’insinuer dans l’image. Pourfendeur reconnu de la photographie, le poète considère la multiplication des images comme le pire fléau de son temps. Et voici qu’apparaît cette image, qui, par sa singularité, nous mène vers un ailleurs, soutenir la reine des facultés : l’imagination.

Un programme de recherches est établi pour s’assurer de l’authenticité de l’épreuve et établir l’identité du photographe et de ses modèles. Ici, l’un des enquêteurs prononce une phrase déterminante : «M. Arnauldet se fait tirer le portrait mais n’est pas dans l’axe de la chambre», cette photographie est prise comme en coulisse, ce que nous regardons n’est pas le portrait de M. Arnauldet, mais son «making of», une photographie de backstage, une photographie «volée», une «capture d’écran». Il y aurait donc une deuxième chambre, voire un second photographe dans le studio. Cette pratique courante au XXe siècle, systématique dans l’univers du cinéma, est totalement inattendue en 1860.

« La photographie de Carjat est en ceci étonnante qu’elle est à la limite de l’instantané, conception presque inédite alors ; cette photographie semble capter l’imprévu dans lequel se glisse l’image saisie d’un Baudelaire curieux. C’est une image qui échappe aux canons esthétiques théorisés par Baudelaire – si moderne fut-il – car elle anticipe une photographie captant le transitoire, le fugitif et le contingent sans chercher à usurper les qualités de l’art. Baudelaire n’est pas passé à côté de la modernité photographique, il l’incarne ici. » P.L. Roubert

 

Nicephore Baudelaire dos

« Le poète luttant contre le péril qui lui est le plus intime, celui de voir sa passion iconophile virer en idolâtrie, et de sentir sa vocation de poète se perdre en ensorcellements fantasmatiques, invente avec la figure de Mademoiselle Bistouri le moyen de résister à l’empire des idoles, à la destruction de la vie par les objectivismes, à l’absolutisation technologique des apparences. Mais cette résistance on ne peut plus précaire, exposée et terriblement fragile, n’est que la plus faible qu’il puisse maintenir, celle d’une prière tout de même, quoique sans confession ni croyance assurée, à la fin de sa vie dans un petit poème en prose. » J. Thelot

Notre société tout entière est préoccupée du démantèlement de l’ordre esthétique qui a prévalu depuis la Renaissance mais s’effondre sous une myriade de selfies, d’images de tout et de rien. Le débat entamé il y a cent cinquante ans par Charles Baudelaire et Félix Nadar entre poésie et photographie, entre image inanimée et imagination, reste ou redevient d’une brûlante actualité.

Ce second cahier est expédié aux abonnés.

 

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01.06.2014 Remarque sur les formats des objets photographiques. Format des plaques autochromes

Les premiers appareils daguerréotypes ont été transformés en chambres pour le négatif papier ou pour le verre à l’albumine puis au collodion. Les formats des châssis, les formats des plaques, se sont naturellement diffusés d’un opérateur à un autre, devenant certains des formats standard imposés par la logique industrielle.

En observant le tarif des établissements Lumière, on est étonné par le nombre de formats d’autochromes disponibles : 31 formats différents, bien au-delà de ce que l’on aura risqué comme nombre en faisant appel aux souvenirs des promenades sur les marchés aux puces et des visites aux expositions.

format des plaques autochromes

On remarque néanmoins que le grand format 18×24 cm correspond au grand format des daguerréotypes, par exemple de Girault de Prangey.

Le format 9×18 est en fait un format d’autochromes stéréoscopiques,  9x (9 + 9).

autochrome stereo

 

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25.05.2014 Élections européennes, anniversaires multiples


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Les élections sont l’occasion de faire une petite enquête sur l’origine de ces élections, sur les lieux et les circonstances de la naissance de l’idée européenne moderne, de relire le Manifeste de Ventotene, occasion aussi de republier un article en langue italienne datant de février 2012 de Societacritica, site aujourd’hui disparu du web désormais si mouvant et si éphémère :

« Nel giugno del 1941 Altiero Spinelli ed Ernesto Rossi durante il confino a Ventotene redassero un documento di poche pagine “per un’Europa Libera ed Unita”. Il testo è passato alla storia come “il manifesto di Ventotene”. I due esponenti antifascisti con il loro manifesto posero le basi per il movimento federalista che proponeva la creazione di un’entità europea che andasse oltre le divisioni delle singole nazioni, che si sarebbero dilaniate nel corso della seconda guerra mondiale. Il 21 maggio del 2006 come prima uscita pubblica il neo Presidente della Repubblica Giorgio Napolitano decise di andare nella piccola isola dell’arcipelago pontino per rendere omaggio allo spirito dei due antifascisti italiani Spinelli e Rossi che sfidando il comune sentire dell’epoca creano la prima struttura intellettuale per una visione unitaria dell’Europa. Un ottica ampia e di speranza: senza conflitti, senza competizioni esasperate, nel segno di una crescita che doveva coinvolgere tutti gli strati della nascente società post bellica.

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Da allora molta strada è stata percorsa nel cammino di integrazione. Abbiamo un parlamento, una commissione, un gran numero di trattati, una moneta unica ed un’identità europea che alterna momenti di forza a periodi di grane debolezza. Attualmente la crisi economica e finanziaria causata dall’instabilità dei debiti sovrani ha gettato un pericoloso cono d’ombra sulla concezione di Europa moderna: unita e federalista. Stanno riemergendo antichi rancori ed egoismi nazionali, propri del secolo scorso. C’è chi vorrebbe un’ allentamento dei vincoli europei, c’è chi chiede meno intromissione nella vita pubblica nazionale degli istituti comunitari, c’è chi vorrebbe rinunciare all’Euro ed addirittura interrompere la libera circolazioni di beni e persone nell’area Schengen.

Ventotene

In quest’ottica forze contrastanti si contendono il campo. Diverse visioni di Europa cercano di affermarsi. La Germania della Merkel si è mostrata restìa a comprendere le vere ragioni della crisi di sistema che stiamo percorrendo. L’Italia, la Grecia e la Spagna i paesi del Mediterraneo sono stati trattati da Berlino con un’intransigenza non pienamente motivata. Facendo intendere chiaramente che gli interessi dei tedeschi sono più importanti della salvaguardia del sogno europeo. A ciò si è opposto l’europeismo “interessato” di alcune cancellerie in difficoltà che si ricordano dell’Europa solo nel momento del bisogno, nel momento in cui c’è necessità di spartire con altre istituzioni alcune responsabilità che sono e restano soprattutto nazionali.

La querelle tra il quotidiano italiano il Giornale ed il settimanale Der Spiegel segna plasticamente il picco di incomprensione che alcune politiche miopi hanno creato in questi ultimi tempi. Da un lato il rigorismo, e l’euroscetticismo tedesco, dall’altro il lassismo e l’euroscetticismo proprio di un Italia, che solamente adesso con il governo Monti cerca di farsi carico delle proprie responsabilità.

Der Spiegel, secondo Il Giornale, accuserebbe gli italiani di essere codardi come Schettino il capitano autore del naufragio del Giglio (sebbene la traduzione del giornale diretto da Sallusti sia « traballante » ndr). Il Giornale di Sallusti risponde al fuoco scrivendo che sarebbe meglio il disastro della Concordia piuttosto che la tragedia dell’Olocausto. Sono questi i termini della questione? Decisamente no.

Lasciamo che la storia giudichi il passato. Lasciamo che l’Olocausto venga valutato con fermezza dagli storici e ricordato adeguatamente. Rubrichiamo la tragedia della Concordia come un tristissimo fatto di cronaca, non riconducibile ad i presunti difetti congeniti di un popolo. Sono tragedie difficili da accomunare. L’unica cosa cerca è che entrambi non dovranno mai più ripetersi. Per il resto ripartiamo da Ventotene. »

Voici de large extraits traduits en français du Manifeste de Ventotene :

Le Manisfeste de Ventotene extraits

Manifeste de Ventotene extraits

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01.05.2014 International Workers’ Day. Le 1er mai n’est pas travaillé (le BTP sera télétransmis demain vendredi 02 mai)

Ottopremiermaidefile
Otto Wegener (dit Otto, 1849-1922)
Manifestation du 1er mai 1906, avenue de l’Opéra, Paris

En juillet 1889, le premier mai est décrété jour de défilé par la Deuxième Internationale Socialiste réunie à Paris dans les coulisses de l’Exposition Universelle, la date est choisie en référence à des la répression sanglante de combats anarchistes à Chicago quelques années plus tôt.

 

Ottopremiermai

La répression de la manifestation du 1er mai 1906 à Paris a été particulièrement violente : « Au début du vingtième siècle, la Confédération Générale du Travail (alors syndicaliste révolutionnaire), veut rendre sa vigueur au Premier Mai. Elle décide que le premier Mai 1906 sera le début d’une grève générale, toujours pour obtenir les 8 heures. La bourgeoisie française prend alors peur : elle fait arrêter le bureau confédéral de la CGT et transforme Paris en camp retranché, occupé par 60 000 soldats et policiers. Ceux-ci dispersent violemment les manifestants, tuant deux personnes. Mais tout cela n’empêche pas la grève générale, assez bien suivie, de durer plusieurs jours. Si ces résultats sont assez divers, elle a prouvé son efficacité. » (Blog du NPA du Tarn)

C’est l’année 1919 que le jour devient férié en France, en même temps qu’est acordé la journée de huit heures. « Le premier mai 1919 prend en France une tournure particulière car l’assemblée nationale, sous la pression des grèves, venait juste de voter une loi accordant les 8 heures de travail par jour. Ce premier Mai fut l’un des plus imposants et des plus durs que la France ait connu. Galvanisés par l’exemple de la révolution russe de 1917, les travailleurs semblent prêts à tout renverser, les affrontements très violents, marqués par l’érection de barricades, font deux morts parmi les manifestants. 

D’autres travailleurs trouvèrent la mort lors de Premier Mai très violents, comme ceux de 1920 et de 1923 à Paris, de 1909 à Buenos-Aires en Argentine ou de 1929 à Berlin. »

Otto Wegener, photographe mondain ami de Proust avait son studio avenue de l’Opera, avec son balcon donnant sur cet évènement. On peut consulter Rosa LuxemburgGrève de masses, parti et syndicat, 1906.

 

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otto036

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01.05?2014. Les onze premières expositions des produits de l’industrie française, 1798-1849 et l’apparition de l’héliographie.

Première exposition : An VI, 1798 (Directoire)
Sur une idée de François de Neufchateau
Soixante arcades construites sur le Champ de Mars
Trois Jours, parmi les jours complémentaires de l’an VI de la Révolution (19-21 septembre 1798)
110 exposants dont les Didot présentant les éditions « stéréotypes ».
Remarque sur les jours complémentaires, Les cinq jours supplémentaires de fin d’année, parfois appelés sans-culottides ou sanculotides avait tous un nom :
jour de la vertu (17 septembre), du génie (18 septembre), du travail (19 septembre), de l’opinion (20 septembre), des récompenses (21 septembre)
L’an III et l’an VII en eurent un sixième dénommé jour de la révolution (22 septembre)
Les prix furent remis le jour des récompenses.

Deuxième exposition : An IX, 1801 (Consulat)
Cent quatre portiques dans la cour du Louvre
Cinq Jours complémentaires de l’an IX (17-21 septembre 1801)
Chaptal fait déposer un exemplaire de chaque invention exposée au CNAM
229 exposants

Troisième exposition : An X, 1802 (Consulat)
Cent quatre portiques dans la cour du Louvre,
avec au centre une reconstitution à l’échelle de la Lanterne de Démosthène
Six Jours dont les complémentaires de l’an X (16-21 septembre 1802)
540 exposants

Quatrième exposition : 1806 (Empire)
Cent vingt-quatre portiques dans la cour des Invalides
Vingt-quatre jours de Septembre 1806
1422 exposants
Remarque : Le 22 fructidor an XIII (9 septembre 1805), Napoléon signa le sénatus-consulte qui instaura le retour au calendrier grégorien à partir du 1er janvier 1806.

Longue interruption des expositions

Cinquième exposition : 1819 (Louis XVIII)
Quarante-et-une salles du Palais du Louvre
Trente-six jours, inauguration le 25 Aout 1819
1662 exposants

Sixième exposition : 1823 (Louis XVIII)
Colonnade et premier étage du Palais du Louvre
Août 1823
Membres du Jury : Arago, Biot, Gay-Lussac, …
1648 exposants

Septième exposition : 1827 (Charles X)
Membres du Jury : Arago, Gay-Lussac, baron Gérard …
1631 exposants reçurent 425 récompenses

Interruption

Huitième exposition : 1834 (Gouvernement de Juillet)
sur une surface de 14.288 m2
Membres du Jury : Brongniart, Paul Delaroche, Gay-Lussac, baron Gérard…
2447 exposants reçurent 697 récompenses

Neuvième exposition : 1839
Du 1er mai au 31 juillet 1839
Grand Carré des Jeux aux Champs Élysées, sur une surface de 16.500 m2
6e commission des Beaux Arts : Fontaine, Président, Beudin, Blanqui, Brongniart, Paul Delaroche, Léon de Laborde (rapporteur des progrès de l’imprimerie et de la litograpgie), Renouard et Sallandrouze.
8e commission des Arts divers : Chevreul, président, Barbet, Bosquillon … laborde (rapporteur des progrès des imitations de la nature)…Schlumberger
3381 exposants
Remise des médailles et des prix le 28 juillet 1839

Dixième exposition : 1844
exposants
Avec le premier rapport sur la « photographie » alors dénommée « Épreuves daguerriennes »
Texte numérisé complet accessible sur le site du CNAM
Pas de médailles aux photographes mais des mentions honorables pour Sabatier-Blot et Bourquin, et des citations favorables pour Claudet et Bisson aîné :
Claudet Bisson 1844

Onzième exposition : 1849
exposants
Avec le second rapport sur la « photographie » alors dénommée « Héliographie sur plaque, ou sur papier »
Septième section : Héliographie; Léon de Laborde rapporteur et auteur d’un remarquable article introductif. Texte numérisé complet accessible sur le site du CNAM

On remarque qu’il accompagne la médaille descernée à Bayard d’un regret sur la retenue fort peu « commerciale » de l’inventeur :

Bayard en 1849-2

Bayard en 1849

Ce sera ensuite le début des célèbres expositions universelles :

Exposition Universelle de Londres, 1851

Exposition Universelle de Paris, 1855

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03.04.2014 Est-ce vraiment un fait divers ? Est-ce le signal de la fin des collections licites d’objets anciens ?

Le FBI a saisi plusieurs milliers d’objets d’art d’une valeur inestimable dans la maison d’un homme de 91 ans, dans la campagne de l’Indiana. Les collectionneurs tremblent. Les directeurs de musées aussi.

Faudra-t-il retenir le nom de Donald Miller comme celui du dernier collectionneur du XXe siècle ? ou du premier délinquant du XXIe siècle par accumulation inappropriée d’objets anciens authentiques ?

Tout est Factice (Vue d’une épreuve ancienne de Robert Doisneau, dont la collection et la possession privée restent autorisées).

F.B.I. agents were removing thousands of artifacts on Thursday from a house in rural central Indiana, ranging from arrowheads to shrunken heads and Ming Dynasty jade. Donald Miller, 91, amassed the collection over at least several decades. People who had toured his Rush County home described it as a homemade museum with items including fossils, Civil War memorabilia and what the owner claimed to be a chunk of concrete from Adolf Hitler’s bunker. Agents of the F.B.I.’s art crime team would not say whether they believed Mr. Miller had knowingly broken laws. The F.B.I.’s aim is to catalog the artifacts and return them to their countries of origin. (NYT)

FBI

Shrunken heads, other artifacts found during FBI raid on Indiana home.

Investigators say the 91-year-old traveler may have knowingly or unknowingly improperly amassed a collection of « immeasurable » cultural significance. (CBS News)

The FBI raided the home of a 91-year-old artifact collector in Indiana on Wednesday who is suspected of violating treaties and federal laws while amassing his extensive collection over a lifetime, CBS News reports.

After an FBI investigation determined that Donald Miller may have knowingly or unknowingly improperly collected artifacts, archaeologists and other experts joined authorities to begin parsing through the collection—which includes Native American items, and objects from at least nine other countries including China, Russia, Italy and Greece—and identifying which artifacts, if any, must be repatriated.

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03.04.2013 Marquis de Sade, 120 jours et trente ans plus tard. Deux articles à 21 minutes de distance

Rouleau

Caché, disparu, volé, racheté, le manuscrit mythique de Sade revient en France

VINCENT NOCE 3 AVRIL 2014 À 00:20

A l’automne 1785, (pendant trente-sept jours, de sept à dix heures du soir) l’auteur met en forme ses brouillons, en un texte d’une écriture serrée et minuscule sur des feuillets de 11,5 cm de large, en partie recto et verso, collés bout à bout pour former un rouleau de 12,10 mètres de long. Il le dissimule entre les pierres de sa cellule.

Bastille 1789

Le 2 juillet 1789, Sade harangue de sa fenêtre la foule des sans-culottes réunie sur la place de la Bastille. Le gouverneur de la prison le fait transférer à l’hôpital psychiatrique de Charenton, sans ses affaires. Lorsque la prison est prise d’assaut et incendiée, l’écrivain croit son manuscrit perdu, ce dont il ne se remettra jamais. Ce qu’il ignore, c’est qu’il a été récupéré par un des assaillants, Arnoux de Saint-Maximin. Premier méfait d’une série qui se poursuivra jusqu’à nos jours.

En 1900, ses descendants vendirent le rouleau au psychiatre allemand Iwan Bloch, qui en fit éditer une première transcription sous le pseudonyme d’Eugen Dühren. En 1929, le vicomte Charles de Noailles et son épouse Marie-Laure rachètent le rouleau. Elle est une des descendantes de Sade. Le couple est ami et mécène des surréalistes, d’André Breton, de Georges Bataille et de Salvador Dali, qui célèbrent la violence subversive de son oeuvre. Les Noailles financeront le tournage de L’âge d’or de Salvador Bunuel, qui mettra en rage l’Eglise et les ligues fascistes. Ils confient l’analyse et la publication des 120 journées de Sodome à Maurice Heine, qui le proposera par souscription pour éviter la censure.

MANUSCRIT VOLÉ

En 1982, à l’Ermitage de la Pompadour où elle vit à Fontainebleau, leur fille, Nathalie de Noailles, commet l’imprudence de confier le précieux document dont elle a hérité à un éditeur qui cultive son amitié, Jean Grouet, qui prétend vouloir l’étudier. A sa demande, il lui ramène l’étui en cuir (qui n’est pas d’une forme phallique, comme le prétend la légende)… dont la famille découvrira qu’il a été vidé de son contenu. Lire la suite

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20.03.2014 « La toile était levée et j’attendais encore »

Arnauldet et son ami

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Musée d’Orsay achète une image photographique de Baudelaire

Un article de l’express annonce la décision du Musée d’Orsay

Un premier commentaire est publié sur son blog par André Gunthert, suggérant un « exemple précoce de photobombing »

Malgré tout le charme des analyses uchroniques, l’hypothèse d’une irruption accidentelle du poète dans le champ d’une camera ne résiste pas longtemps à l’analyse paisible.

En 1861, la pratique du collodion est ardue et nécessite la patience de tous les intervenants, ce qui a engendré tant de physionomies sévères sur les portraits du Second Empire.

Ensuite la silhouette surgissante est hors du champ de netteté dont la profondeur à l’époque ne dépasse pas de quelques dizaines de centimètres la tête du modèle assis.

Encore plus troublant, il n’aurait simplement pas pu surgir dans le portrait car ce portrait central de la séance est dans le cadre d’un autre appareil, à la gauche de notre perception, faisant face à la toile, au modèle assis et à son chapeau.

Une remarque essentielle est apparue sur le blog de culture visuelle :

reponse de francois chevret

C’est dans bien plus qu’une photographie accidentelle que le poète à fait irruption.

Le numéro 2 de Nicéphore, cahier de photographies, a été consacré à ce double portrait.

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20.03.2014 Rencontre avec Raymonde Dien

Raymonde dien

Nous vous invitons demain jeudi 20 mars 2014 à 15 heures pour une rencontre avec Raymonde Dien, qui aboutira sur la publication d’un petite ouvrage consacré à sa célébre action dont il n’existe aucune photographie.

Raymonde Dien a été arrêtée en février 1950 pour s’être couchée il y a 64 ans, le 23 février 1950, sur une voie de chemin de fer, à Saint-Pierre-des-Corps pour ralentir la marche d’un train militaire dont le chargement était destiné à la guerre imminente en Indochine.

« Nous apprenons dans la matinée, qu’un train chargé de véhicules blindés est attendu en gare de Saint-Pierre-des-Corps à destination de l’Indochine. Il faut agir vite et exprimer la solidarité des tourangeaux avec la lutte des peuples colonisés et opprimés dans leur combat pour leur libération. La réaction est immédiate. Il faut faire quelque chose de spectaculaire, ce train ne doit pas passer.
La mobilisation est rapide, à pied et à vélo car on ne dispose pas de voitures ni de téléphones. Plusieurs centaines de personnes se rassemblent, elles luttent toutes pour la paix au Viêt Nam : cheminots, ouvriers des chantiers du bâtiment, ateliers de la métallurgie, des femmes, des jeunes, des hommes venus de partout, parcourant parfois 4 à 5 km à pied, ainsi que des salariés de l’entreprise de meubles la BDF.
Une manifestation prend forme en quelques heures, pour s’opposer à 13 h 30 au départ de ce convoi au lieu dit Les Epines Fortes à Saint-Pierre-des-Corps, là où se trouve le convoi de matériel en partance pour l’Indochine. Le train avance lentement gardé par des militaires… »

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18.03.2014 El telón estaba levantado (Message musical de Colombie)

El Telon

Conoces, como yo, el delicioso dolor
y de ti, dices :  » Oh hombre extraño ! »
– Yo iba a morir. Fue en mi alma amorosa
Deseo mezclado de horror, un mal particular

La ansiedad y la brillante esperanza, sin humor faccioso.
Más se vaciaba el fatal reloj de arena,
Más mi tortura era áspera y deliciosa ; (o Mas aspera y deliciosa era mi tortura)
Todo mi corazón se arrancaba del mundo conocido

Era como el niño (o el infante, más poético) ávido de espectáculo
Odiando el telón como se odia un obstáculo
Por fin, la fría (o cruel, dura) verdad se reveló

Morí sin sorpresa, y la terrible aurora
Me envolvía. — Cómo! no es más que eso?
El telón estaba levantado y yo seguía esperando

El Telon rojo

Pour accéder à la vidéo, cliquer ici ou sur l’une des captures d’images.

El Telon Video

 
 

 

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06.03.2014 Parution du BTP-03 de mars 2014

tintin

BTP mars 2014

La télétransmission a rencontré mille difficultés et si vous n’avez pas reçu le lien, nous vous prions de nous en excusez. Voici un bouton, un formulaire pour vous inscrire et recevoir les prochains, « a sign-up form » :

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21.02.2014 Préparation du prochain numéro de Nicéphore, cahier de photographies

Consacré au poème Le Rêve d’un Curieux de Charles Baudelaire, il sera publié en français, des traductions anglaise et espagnole seront mises en ligne.

Il sera envoyé à tous les abonnés.

The Dream of a Curious Man

To F.N. (Felix Nadar)

Do you know as I do, delectable suffering?
And do you have them say of you: « O! the strange man! »
— I was going to die. In my soul, full of love,
A peculiar illness; desire mixed with horror,

Anguish and bright hopes; without internal strife.
The more the fatal hour-glass continued to flow,
The fiercer and more delightful grew my torture;
My heart was being torn from this familiar world.

I was like a child eager for the play,
Hating the curtain as one hates an obstacle…
Finally the cold truth revealed itself:

I had died and was not surprised; the awful dawn
Enveloped me. — What! is that all there is to it?
The curtain had risen and I was still waiting.

Translated by William Aggeler, The Flowers of Evil (Fresno, CA: Academy Library Guild, 1954)

Curieux

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12.02.2014 Un Enfer Fiscal et Administratif. Save the date

Oui c’est bien le 12 février 2014 que le Président Français a tenté de convaincre que la France n’est pas l’enfer administratif et fiscal parfois dépeint par la presse anglo-saxonne.

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06.02.2014 Le BTP-02 Bulletin de la Librairie Plantureux n° 2

BTP-02 couv

 

BTP 02 février-2014

 

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27.01.2014 Vente d’un daguerréotype de Cyrus Macaire à Rennes lundi 27 janvier

 

DaguerréotypeMacaire

Louis-Cyrus Macaire (1807-1871) et Jean-Victor Warnod (1812-1892)
Navire quittant le port du Havre
c. 1851-1853
Daguerréotype 1/2 plaque (à vue 147×106 mm), dans son cadre en bois noirci d’origine, verre noir peint, papier bleu d’origine.
Image probablement non redressée comme pour la plaque de la BNF, afin de favoriser la vitesse et netteté de la prise de vue.
Jean Victor Macaire a changé de nom pour porter celui de son épouse, Louis Warnod, en 1847.

Exceptionnel daguerréotype en parfait état d’origine, jamais ouvert. La provenance est explicitée dans les deux articles de Ouest-france reproduits ci-dessous. Maître Carole Jezequel l’a adjugé 87.000 euros.

Un seul daguerrotype repertorié à ce jour, il est à la Bibliothèque Nationale Cf BNF Res Eg6-170. Il a été exposé au Musée d’Orsay, Le daguerréotype francais. Un objet photographique (2003) page 271 (reproduction et notice) puis au Metropolitan Museum, « The Dawn of Photography: French Daguerreotypes, 1839-1855″ (2004) Louis-Cyrus Macaire and Jean-Victor Macaire-Warnod, known as « les frères Macaire » (French, 1807-1871; French, 1812-after 1886), Ship Leaving the Port of Le Havre, 1851.

Les photographes se sont installés en haut de l’ancienne tour François Ier, on aperçoit le public sur la Jetée Nord (CF fin de cet article).

Coordonnées de la maison d’enchères : ÉTUDE RENNES ENCHÈRES

Ces daguerréotypes aujourd’hui bien rares furent remarqués et célébrés par le public du début du Second Empire. Voici un extrait de l’article célèbre de Francis Wey (1853)

Comment le soleil est devenu peintre – Histoire du daguerréotype et de la photographie
(Le Musée des familles, 20 juillet 1853, p. 289-300).

Il semblait, après tant de prodiges, que la voie perfectible était parcourue jusqu’à ses limites, lorsque l’on apprit, il y a dix-huit mois, que des héliographes, établis au Havre, obtenaient des dessins de marine, et saisissaient au vol les vagues de l’océan. — La chose est impossible, disait-on ; mais les savants n’eurent pas le loisir de le démontrer ; on adressa des preuves palpables à l’Institut.
Par l’effet de la rapidité avec laquelle ils opèrent, MM. Macaire et Warnod sont parvenus à saisir, dans le mouvement même, un fugitif instant d’immobilité relative …
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23.01.2014 « LES AVANT-GARDES RUSSES ET LE SPORT », Inauguration en musique de l’exposition du Musée Olympique de Lausanne

lebedev nageuse 1

S. Krassinski. Deux nageuses épuisées, Spartakiades de 1928.

Hymne de 1928 recréé pour l’occasion :

Sotchi

Présentation de l’exposition sur le site du Musée Olympique

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20.01.2014 Les Studios Robespierre ont accueilli le violoncelliste Charles Curtis pour un concert unique lundi 20 janvier

concert curtis 03

Nous avons le plaisir de vous annoncer la venue exceptionnelle du violoncelliste Charles Curtis qui fut accueilli pour un concert organisé par le label SHIIIN le lundi 20 janvier 2014 à 19h00  dans les Studios Robespierre.

Les pièces jouées :

Eliane Radigue : occam 5
Guillaume de Machaut : songs
Christian Wolff : one cellist
Silvestro di Ganassi : ricercars
Morton Feldman : intersection 1
Alison Knowles : rice and beans

Video du concert : Studios Robespierre / Concert Charles Curtis

mail: info@shiiin.com

le nom du label Shiiin signifie « éloge du silence » en japonais et sur son site l’on trouvera une biographie de Charles Curtis :  www.shiiin.com

Violon

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10.01.2014 Le Phénomène futur. Prose de circonstances

cielpale

« Un ciel pâle, sur le monde qui finit de décrépitude, va peut-être partir avec les nuages : les lambeaux de la pourpre usée des couchants déteignent dans une rivière dormant à l’horizon submergé de rayons et d’eau.

Les arbres s’ennuient et, sous leur feuillage blanchi (de la poussière du temps plutôt que celle des chemins), monte la maison en toile du Montreur de choses Passées : maint réverbère attend le crépuscule et ravive les visages d’une malheureuse foule, vaincue par la maladie immortelle et le péché des siècles, d’hommes près de leurs chétives complices enceintes des fruits misérables avec lesquels périra la nation. 

Dans le silence inquiet de tous les yeux suppliant là-bas le soleil qui, sous l’eau, s’enfonce avec le désespoir d’un cri, voici le simple boniment : « Nulle enseigne ne vous régale du spectacle intérieur, car il n’est pas maintenant un politique capable d’en donner une ombre triste. J’apporte, vivante (et préservée à travers les ans par la science souveraine) une muse d’autrefois. Quelque folie, originelle et naïve, une extase d’or, je ne sais quoi !  par elle nommé sa chevelure, se ploie avec la grâce des étoffes autour d’un visage qu’éclaire la nudité sanglante de ses lèvres. A la place du vêtement vain, elle a un corps; et les yeux, semblables aux pierres rares, ne valent pas ce regard qui sort de sa chair heureuse: des seins levés comme s’ils étaient pleins d’un lait éternel, la pointe vers le ciel, aux jambes lisses qui gardent le sel de la mer première. »

Se rappelant leurs pauvres épouses, chauves, morbides et pleines d’horreur, les maris se pressent: elles aussi par curiosité, mélancoliques, veulent voir.

Quand tous auront contemplé la noble créature, vestige de quelque époque déjà maudite, les uns indifférents, car ils n’auront pas eu la force de comprendre, mais d’autres navrés et la paupière humide de larmes résignées se regarderont ; tandis que les poëtes de ces temps, sentant se rallumer leurs yeux éteints, s’achemineront vers leur lampe, le cerveau ivre un instant d’une gloire confuse, hantés du Rythme et dans l’oubli d’exister à une époque qui survit à la beauté. »

( Stéphane Mallarmé, Le Phénomène futur, 1864)

Cielch&rgé

 

 

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07.01.0002 Deux Alphonse(s) de Launay

Nous remercions les lecteurs qui ont insisté pour rétablir les diverses activités à chacun des deux contemporains portant le même nom.

C’est  le vicomte Alphonse-Henri Henryet de Launay (1822-1891), ami de Charles Bataille,  auteur de nombreuses pièces de théâtre, le « Capitaine de Launay » comme le moque Maxime Rude dans les « Confidences d’un journaliste », qui est le directeur de la revue Le Boulevard du 1er décembre 1861 à juin 1863, locaux communs avec l’atelier d’Étienne Carjat, 56 rue Laffitte. Cette revue de Carjat est le principal moyen de publication de Charles Baudelaire, poèmes, poèmes en prose, articles de critique.

Le photographe Alphonse de Launay, parfois orthographié Delaunay, de cinq ans son cadet est né le 15 octobre 1827 à Rouen, décédé en 1906. Son père, Pierre Alphonse de Launay, était courtier maritime, décédé en 1842 et sa mère, Zélie Esther Pothée, était décédée en 1830 quand il n’a pas trois ans.

01.2 Lapin Alphonse de Launay

Avocat de formation, il se consacre jeune aux arts et aux voyages, le premier en Espagne en 1851.

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07.01.2014 Alphonse de Launay (1827-1906) Souvenirs d’été, album d’études au collodion Artonne, Puy de Dôme, été 1864

Une histoire pour chaque jour

Bel album de chagrin rouge, 337×266 mm, 31 épreuves albuminées d’après
négatifs verre au collodion, principalement de deux formats : 180×140
mm et 220×160 mm, une au format portrait-carte.
Plusieurs de ses contemporains portent le même nom que l’on peut écrire
Delaunay ou de Launay. Et ce n’est que récemment que l’on commence à
reconstituer les travaux photographiques de cet élève génial de Le Gray.
Membre exposant de la SFP, auteur de nombreux chefs-d’oeuvre aussi bien
avec les procédés du calotype qu’au collodion, il est l’un des premiers à
photographier la vie quotidienne, les belles journées d’été, les humbles, les
enfants, les voisins en visite.
Référence : notice du catalogue de l’exposition Primitifs de la photographie.
Le calotype en France, BNF, 2010. La BNF conserve plusieurs albums de
cet artiste.

 

070114delaunay

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02.01.2014 BTP-01 Bulletin de la Librairie Plantureux n° 1

BTP 01 couv

Cliquer sur l’image pour télécharger le bulletin en pdf au format A4, remplissez ce formulaire réduit à sa plus simple expression pour recevoir les prochains :

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16.12.0001 Un article du New Yorker précise les limites et les dangers de méprise des résultats d’analyses au carbone 14, rayons-X et autres technologies coûteuses.

The New Yorker. Sidereus Nuncius 1213

Dans un remarquable article A Very Rare Book, le journaliste d’investigation Nicholas Schmidle décrit une ténébreuse affaire de livres d’aspect anciens, imprimés sur des papiers anciens à l’aide de clichés photopolymères, et enrichis de signatures et de dessins oxydés et patinés dans une vapeur acide bien dosée dans un four de cuisinière.

Mais l’un des aspect les plus passionnants de l’enquête concernent les arguments d’autorité employés par des experts équipés d’outils technologiques aux noms impressionnants et qui finissent par ressembler aux médecins de Molière se penchant sur le bon sens et la jugeote qui ne sont malades que dans l’imagination des dupes.

Bref, un article décisif pour appréhender l’utilité de l’enseignement de la bibliographie matérielle et de l’importance de faciliter l’accès physique aux documents originaux, livres, dessins, photographies.

Fluorescence

Exhilarating Exercise

 

Site du magazine The New Yorker :

http://www.newyorker.com/reporting/2013/12/16/131216fa_fact_schmidle

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05.12.0001 Le Portrait de M. Arnauldet ou Le Rêve d’un Curieux ?

Cette première exposition des Studios Robespierre, sous la forme d’une enquête mise en scène, a été inaugurée le jeudi soir 05 décembre 2013, voir l’article dédié à la soirée :   « Le monde allait finir … à moins qu’une image… »

Tous les lecteurs sont invités à envoyer leurs remarques, suggestions et corrrections  par courrier électronique à studios @ robespierre. fr.

Arnauldet et son ami

Le Portrait de M. Arnauldet ou Le Rêve d’un Curieux ?

Connais-tu, comme moi, la douleur savoureuse
Et de toi fais-tu dire: « Oh! l’homme singulier! »
– J’allais mourir. C’était dans mon âme amoureuse
Désir mêlé d’horreur, un mal particulier;

Angoisse et vif espoir, sans humeur factieuse.
Plus allait se vidant le fatal sablier,
Plus ma torture était âpre et délicieuse;
Tout mon coeur s’arrachait au monde familier.

J’étais comme l’enfant avide du spectacle,
Haïssant le rideau comme on hait un obstacle…
Enfin la vérité froide se révéla:

J’étais mort sans surprise, et la terrible aurore
M’enveloppait. — Eh quoi! n’est-ce donc que cela?
La toile était levée et j’attendais encore.

Un premier article de Jérôme Dupuis a paru dans l’Express  le mercredi 20 novembre : « Photographie inédite: un air de Baudelaire »

Cet air de Baudelaire méritait une enquête.  Qui était ce Mr Arnauldet au premier plan ?

Présentation de la méthode de recherche adoptée et des indices relevés :

The Dream of a Curious Man
To F.N.
Do you know as I do, delectable suffering?
And do you have them say of you: « O! the strange man! »
— I was going to die. In my soul, full of love,
A peculiar illness; desire mixed with horror,
Anguish and bright hopes; without internal strife.
The more the fatal hour-glass continued to flow,
The fiercer and more delightful grew my torture;
My heart was being torn from this familiar world.
I was like a child eager for the play,
Hating the curtain as one hates an obstacle…
Finally the cold truth revealed itself:
I had died and was not surprised; the awful dawn
Enveloped me. — What! is that all there is to it?
The curtain had risen and I was still waiting.

— William Aggeler, The Flowers of Evil (Fresno, CA: Academy Library Guild, 1954)

English translation online : Flowers of Evil

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05.12.0001 Description matérielle de l’épreuve étudiée et autres éléments de l’album du perron

Extraite d’un album derelié mais parvenu complet, cette épreuve est une épreuve albuminée, en très bon état, d’une tonalité forte caractéristique des années autour de 1860, mesurant 180×140 mm. Elle n’est pas retaillée aux marges ce qui permet d’observer tous les défauts aux bords du négatif, et de comprendre que c’est un négatif verre au collodion (bulles et déchirures)  mesurant environ 180×130 mm.

Nous avons la dimension de la chambre photographique, c’est un format « 13×18″.

Une inscription ancienne au crayon indique « M. Arnauldet », cette formulation l’exclut d’emblée du cercle de famille dont les personnages ne sont pas nommés.
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05.12.0001 M. Thomas Arnauldet, « ami de Monselet et de Baudelaire »

La première information qui surgit fut encourageante :

« Arnauldet sera quelque temps bibliothécaire (1858-1869) ; ami de Monselet et de Baudelaire, fin gastronome et ironiste, il écrira dans la Gazette des Beaux-Arts un bon article sur les caricatures contre les artistes (1859); il demandera un congé illimité, et sera remplacé par le fils de Raffet.Auguste Raffet, dit Rafiet fils, fils du fameux lithographe auteur de nombreuses pièces sur la légende impériale {La Revue Nocturne) et les soldats de la République (Il est défendu de fumer, mais il est permis de s’asseoir), était entré après 1848″.

Extrait de Jean Adhemar : « L’HISTOIRE du Cabinet des Estampes a été faite plusieurs fois, notamment par Joseph Guibert. Celui-ci, dans un livre remarquable qui sert toujours à la fois d’historique très sérieux et documenté du Cabinet, et de guide du lecteur, s’est borné volontairement à des indications extrêmement précises tirées des rapports et des archives du Cabinet, alors récemment classées par Courboin. Mais il a gardé pour ses entretiens avec ses collègues les anecdotes traditionnelles.C’est à l’aide de celles-ci, et de lectures diverses dans les revues contemporaines, que nous tentons cette histoire du Cabinet au xixe siècle ; nous l’avons divisée par règnes de conservateurs, car la personnalité et l’action directe de chacun d’eux a marqué son temps. » Jean Adhémar joua un rôle déterminant pour la recherche en Histoire de la Photographie il y a cinquante ans.

Thomas-Victor Anauldet est né à la Bobinière, commune de Mouchamps en Vendée le 08 septembre 1834, à « sept heures du soir ». Fils de Théodore Arnauldet (1801-1860), juge au tribunal de « Bourbon-Vendée », et auteur de recueils de poèmes régionalistes.
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05.01.0001 Si la silhouette présente un « air de Baudelaire », à quel portrait de Baudelaire doit-on la comparer ?

  • On connait 14 portraits photographiques du poète correspondant à 7 passages devant une chambre dans un studio photographique. Les voici dans un ordre chronologique possible selon les éléments de datation recueillis.

Exposition baudelaire 1

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