25.09.2014 Orgueil. Vernissage jeudi 25 septembre à 18h00 : L’Art est-il vraiment le propre de l’homme ?

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dessin singe

Ivan Pavlov fut le premier russe à recevoir le prix Nobel en 1904. Bien qu’il soit fils de prêtre et peu favorable aux idées communistes, on lui proposa de rester après la révolution. Il accepta, créant dans Petrograd devenue Leningrad une école célèbre de physiologie et une station zoologique réputée. C’est dans ce laboratoire que le professeur Leonid Firsov entreprit ses expériences avec les chimpanzés à la fin des années 1960.

Selon une de ses assistantes que nous avons rencontrée, Mme Nekrassova, tout commença à la demande des militaires soviétiques qui avaient reçu des Viêt-congs des rapports indiquant que beaucoup de soldats américains mourraient dans la jungle vietnamienne de fièvre et d’empoisonnement après avoir absorber des fruits, des baies ou des champignons vénéneux. Le professeur Firsov organisa alors une expérience où il accompagna une petite troupe de chimpanzés sur une île inhabitée d’un lac du sud de la Russie. En les privant totalement de nourriture dès le troisième jour, il observa l’incroyable faculté de ces anthropoïdes à établir en peu de temps un catalogue de toutes les plantes et fruits comestibles.

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Cette semaine estivale lui donna envie non seulement d’améliorer les conditions de captivité des chimpanzés, mais d’adopter un jeune comme compagnon familier de son propre fils. En observant comment le jeune singe se mêlait aux jeux des petits enfants pacifiquement le professeur Firsov établit une série d’expérimentations avec des crayons de couleur et de l’aquarelle.

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18.09.2014. Centenaire confus de la Grande guerre et de la mort de Jean Jaurès, 11 ans après son Discours d’Albi pour la Paix

Jean Jaures Pré Saint Gervais
« …L’humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement ».

Photographie de Maurice Branger de l’un des derniers grands discours contre la guerre revancharde, meeting du Pré-Saint Gervais (l’épreuve d’époque est aujourd’hui conservée au MOMA, New York).
Jean Jaurès est assassiné rue du Croissant le 31 huillet 1914. Les commémorations de 2014 furent étonnamment clairsemées et dissociées.

11 ans plus tôt, en 1903 : le Discours d’Albi de Jean Jaurés, extraits :

« … Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de maintenir sur le monde la nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres.

Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre ; car le courage est l’exaltation de 1′homme, et ceci en est 1′abdication.

La courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action.

Le courage dans le désordre infini de la vie qui nous sollicite de toutes parts, c’est de choisir un métier et de le bien faire, quel qu’il soit : c’est de ne pas se rebuter du détail minutieux ou monotone ; c’est de devenir, autant qu’on le peut, un technicien accompli ; c’est d’accepter et de comprendre cette loi de la spécialisation du travail qui est la condition de l’action utile, et cependant de ménager à son regard, à son esprit, quelques échappées vers le vaste monde et des perspectives plus étendue.

Le courage, c’est d’être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe.

Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale.

Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés.

Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes.

Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir, mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin.

Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.

Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques ».

Jean Jaurès Discours d’Albi, 30 juillet 1903

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Il y a 11 ans, le Discours de Dominique de Villepin à l’ONU : le 14 février 2003.

Ce discours inspire à Christophe Blain et Abel Lanzac une bande dessinée, Quai d’Orsay, dont Bertrand Tavernier tire un film sorti à l’automne 2013 : http://www.imdb.com/video/imdb/vi3310397977/

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11 ans plus tard, bruit de rafales : 18 septembre 2014, changement d’attitude, même si Paris estime encore qu’aucun cadre juridique et politique ne peut légitimer une intervention en Syrie, à la différence de l’Irak, où la France agit suivant une demande officielle du gouvernement irakien :
« Il y a toujours de la grandeur à pouvoir atteindre le terrorisme, car ce terrorisme-là n’est pas propre au Moyen-Orient, il nous menace », a affirmé M. Hollande dans une allocution à l’Elysée vendredi midi. Le président avait annoncé jeudi, lors d’une conférence de presse, que l’intervention française se limiterait à des bombardements aériens et ne concernerait pas la Syrie, où l’EI contrôle également un vaste territoire dans les provinces du Nord-Est. « Il n’y aura pas de troupes au sol et nous n’interviendrons qu’en Irak », déclarait-il jeudi. Le Monde, 19 septembre 2014.

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15.09.2014 Sur une photographie célèbre de la guerre : Evgueni Khaldei, Le Drapeau rouge flotte sur le Reichstag

On pouvait voir sur le Moscou Foto Salon 2014 un tirage exceptionnel de la photographie d’Evgueni Khaldeï :

Khaldei

Cette épreuve retouchée pour la photogravure date de mai 1945, elle est donc de toute première génération, « vintage ». Les tampons au verso témoignent qu’elle servit plusieurs fois, la dernière pour la revue « Flotte Rouge » de la marine soviétique, la légende sous l’épreuve fut reprise dans la revue.

Les rehauts de pinceau sont caractéristiques du travail préparatoire de l’époque. On remarque qu’il n’y a pas de fumées noires dans le ciel.

On a beaucoup écrit de commentaires sur cette icône de la photographie de guerre, mais rien ne vaut le témoignage du photographe lui-même qui donna une interview à la fin du siècle dernier à la télévision belge. Voici la retranscription que nous avions publiée dans un catalogue de mai 2000 :

Photographes et Soldats 0500 - 04

Photographes et Soldats 0500 - 05

 

texte Khaldei

Accès direct au catalogue de mai 2000

Photographes et Soldats 0500 - 07

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15.09.0002 l’Objet et son contrat – Discussion

« Tout provient de la nature. « 
Xenophon

Boite de conserve

(Prototype de l’un des premiers modèles de boîtes de conserve, commercialisées par Appert : purée de tomates, début du XIXe siècle)


Au xxe siècle avant l’apparition de l’ère numérique , toutes les œuvres d’art plastiques étaient d’abord matérielles. La photographie et le cinéma néanmoins ont ébranlé les convictions car le contrat de publication de certaines photographies a commencé à valoir bien plus que les épreuves les plus belles et les plus soignées.

On a une date. Avec l’élection du président Kennedy et la publication des photos de son mariage six ans plus tôt pour lesquelles la photographe F… obtient grace aux bons soins de John Morris la somme de cent mille dollars.

Depuis le numérique, un artiste ne conçoit plus de vendre une œuvre sans contrat et accepte même de vendre des contrats sans oeuvre matérialisée.

Bien sur, les plus pauvres les très jeunes et les artistes qui vivent au jour le jour c’est à dire une majorité en nombre mais non en célébrité continue à produire dessins photos ou sculptures vendues sans plus de sophistication qu’un accord sur un prix et son règlement.

Le marché de l’art ancien ou d’occasion hésite. Il est difficile d’inventer rétroactivement  des contrats qui n’ont jamais existé. Mais il est complexe d’appréhender des œuvres  qui n’étaient la que pour illustrer des contrats et que l’on en a détachées après la date de péremption.

Le manuscrit des mémoires de Chateaubriand apparu en novembre 2013 était attaché à l’acte notarié en vue de la publication posthume. Et sa vente d’abord publique mais devenue opaque interroge.

Chateaubriand 113

Les épreuves photographiques de presse qui accompagnaient des contrats d’édition et sont souvent les seuls tirages authentiquement d’époque sont elles encore liées à ces contrats ? Les tirages d’essai et les épreuves retournées le sont ils egalement ? L’agence Magnum pose la question aux juges et propose que toutes les épreuves anciennes restent sous son contrôle. La justice française va devoir se penche sur ces graves questions. La cour suprême des États Unis a décidé en 1894 que les tomates ne seraient plus légalement des fruits mais des légumes faisant ainsi primer des intérêts commerciaux sur des considérations scientifiques ou de simple logique. 

Simultanément de simples photographes documentaires ont réclamé — et obtenu — de se voir créditer les apparitions dans les magazines d’œuvres anciennes comme Mona Lisa. Certainement c’est bien en effet leur épreuve photographique qui accompagne le contrat de publication. Cette substitution ou cohabitation avec l’illustre nom de l’artiste du XVIe siècle semble excessive. Surtout si M. Deloignon décide à son tour de reproduire la page de magazine ou apparaît la photographie reproduisant Mona Lisa. Il pourra en réclamer le crédit ou le partage du crédit — s’il accède au un contrat bien sur. 

retour de la oconde(le retour de la Joconde, crédit à revendiquer)

Donc ce contrat, même s’il est moins séduisant à caresser qu’un marbre ou à regarder qu’une gomme bichromatée, est devenu le centre de tous les raisonnements juridiques et financiers du XXIe siècle. Plus le contrat est séduisant et adapté aux mœurs et usages des puissants plus l’artiste a des chances de succès.

Car ces contrats peuvent se négocier et se vendre comme des actions ou d’autres véhicules financiers. En particulier ils peuvent se vendre à terme ou servir de garanties. Bref le marche des contrats de l’art profite d’une partie de l’argent dématérialisée  qui anime les échanges en hyperfréquence. Plus besoin de voir de comparer ou de critiquer  ladite oeuvre d’art. Ce serait surtout contreproductif. Perte de temps et risque de faire rentrer des êtres humains dans un mécanisme  ou quelques ordinateurs et quelques ingénieurs financiers suffisent.

Mais puisque l’on parle d’art, il faut organiser des visites réelles ou virtuelles. Quelques événements publics.

Et puis surtout l’hyperfrequence n’est pas adaptée aux êtres humains. L’art chante et glorifie la plus importante dimension de l’existence qui est le temps.

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12.09.2014 Le 4e Moscou Photo Salon (MFS) s’est tenu du 12 au 16 septembre 2014


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Pour accéder au site :

http://moscowphotosalon.ru/fr/

Moscou Photo Salon 2014

Galeries, fondations, collectionneurs : 12/09 – 16/09
Auteurs libres: 20/09 – 28/09

De 12 à 16 septembre 2014
La Galerie de Photographie Classique organise la première partie de Salon annuel Moscou Photo. L’événement est conçu — un niveau plus modeste — sur le modèle des foires photographiques internationales et a pour but de former le marché russe de la photographie ainsi que permettre l’intégration de ce nouveau marché russe dans le marché international de la photographie.

Un autre but est aussi de réduire au même dénominateur les termes, les modèles de certificats, les standardsde tirages en photographie. Outre cela, ce Salon est non seulement un endroit pour l’achat et vente des photographies, mais aussi un lieu d’exposition unique – idéal pour le marché russe de la photographie.
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06.09.2014 Voici la nouvelle formule du site iPhotoCentral « The Ultimate Source for Purchasing and Researching Fine Art Photography »

Capture d’écran 2014-09-06 à 09.05.12

http://www.iphotocentral.com/index.php

Les articles mis en ligne sont une source fiable pour les collectionneurs et les étudiants de renseignements particulièrement précis et vérifiés, facile à traduire en français. La liberté de ton, la légèreté des commentaires ont valu à leur auteur, Alex Novak bien des compliments, et le surnom du Marcel Proust du cénacle des collectionneurs de photographies. Même si « Goncourt » pourrait sembler parfois plus approprié. Vous pouvez facilement demander à vous abonner à la « Newsletter ».

http://www.iphotocentral.com/subscribe/subscribe.php

Voici le plus récent article consacré à une vente aux enchères française, qui s’est tenue au début de l’été à Enghien-les-Bains :

Bizarre Enghien Photography Auction Weirds Me Out,
But Still Brings in Nearly $1.9 Million

By Alex Novak

I have gone to hundreds of auctions, but none of them were as strange as the one at Enghien. Looking over the material online before I left for Paris, I was highly impressed. Many of the prints looked rich and dark on the Internet, and there were some major photos and interesting group lots. They all seemed reasonably estimated. In fact some lots looked incredibly cheap. It was an event that convinced me to come to Paris this summer in fact.

Unfortunately what I found was not quite so positive a picture. My first inkling that things would not be what they seemed came from several French dealer friends who warned me that the prints were part of the estate of Georges Aboucaya, who was a Saint Ouen flea market dealer known for picking up large lots of left-over prints. I recognized the name even though I had no direct dealing with him myself.

The expert for the Enghien auction was Yves di Maria. Yves had been a long-time Paris photo dealer with his brother before they parted company. He first had a gallery in the Marais, but then took to being the expert for a number of French auction houses. He was the expert during the Le Gray sale where—briefly at least—a world record was established for a 19th-century photograph when Gustave Le Gray’s « Bateaux Quittant le Port du Havre » sold for just under $1.3 million.

I have always liked Yves and generally have found him to be honest and knowledgeable, but this auction had me questioning my judgment. Perhaps, as he himself said, the estate’s need to sell quickly in the face of taxes forced a too hasty auction, which could not be prepared for properly. However, I found too many mistakes and the reproductions consistently favored the auction house, and in major ways, in my opinion.

It started with the heavily Photoshopped images up on the auction website and in the printed catalogue, and then with the previews in Paris itself. Usually the Paris previews are held in a spacious apartment that Yves maintains. This time it was held in a single small room across the street from his apartment where as many as 16 people would find themselves squashed together trying to look at the material in difficult circumstances and only over a very short period of time. I spent two preview sessions like this and over eight hours in that little space.

Yves and his wife Agnes were as accommodating and pleasant as they could be under the circumstances, but to say that it was difficult to see nearly 600 lots–many, if not most with multiple images–is an understatement. With over 1,500 images to view, this was a serious challenge. Yes, you could go out later to Enghien-les-Bains to preview the sale (and I did as well, adding another three hours to my previewing time), but a lot of the Parisians preferred to preview earlier and in more « privacy », which was in short demand with this auction. By the way, no magnifying loop or decent light was available at the Paris preview.

After the first appointment, I came back with my own loop to check things. The first thing I looked at under the loop was the « Man Ray » of Tears. It was a large blowup of maybe his most expensive and important work. Only problem was that it was a simple copy from a book, and I believe probably done in the 1950s or later.

 

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As Sotheby’s expert Simone Klein pointed out to me and others, there is the photographer’s name and the title set in type below the image, just as it is in a book. Interestingly enough this line of type was not shown in either the catalogue, or online. Under the loop you could easily see the half-tone dot screen that indicates that this was copied from a book. The description for the lot indicates dates for when the image was made and published, but gives no such information for this actual piece in the auction. This copy photo had gone through intense conservation, removing mold marks as best as possible; however, spotting from the mold as well as blue staining from something else that appeared to have been spilled on the photograph still marked the image here (although virtually absent from the catalogue and website illustration, as you can see at the right–at least on the I Photo Central website). More importantly, this was a mere later copy that had nothing to connect it to Man Ray himself that I am aware of, except that it was a copy of one of his images from a book.

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15.07.2014 Second vernissage de Rhinocéros & Cie : Paresse

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À 18.00 commençait la soirée.

À 18.05 les lumières et les appareils s’éteignaient sans explication dans l’une des deux galeries. On apprit à 20.45 qu’il s’agissait d’un incident technique EDF affectant une portion du boulevard et le courant fut rétabli.

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15.07.2014. Inauguration de la première exposition d’été : Arthur Grénier (1873-1944)

Deuxième volet de notre heptaméron photographique : Paresse

biplan dans le ciel de Trouville

« Fleuve d’oubli, jardin de la paresse,… où la vie afflue et s’agite sans cesse, Comme l’air dans le ciel et la mer dans la mer » (Charles Baudelaire, Phares)

Qui était Arthur Grénier ? Un enfant gâté de la société européenne de la fin du XIXe siècle, très jeune orphelin. Un jeune homme désoeuvré mais curieux, né un mois d’août 1873 dans une station balnéaire naissante, Trouville sur mer. Ses parents y avaient acheté une des premières villas de la côte normande.

A Paris, Grénier logeait non loin du Parc Monceau, dans ce tout nouveau XVIIe arrondissement où, depuis le Second Empire, le monde artistique et mondain s’agglutinait. Grace à la fortune de son père défunt, il « faisait la vie », se faisait appeler Arthur ou parfois Green par ses intimes dans ce Paris dandy d’à la recherche du temps perdu, le Paris de Proust, des théâtres, du spectacle et de l’opérette. Le Paris des décors. Le Paris photographique d’Otto Wegener.

Grénier fait un stage dans les ateliers de l’Opera Garnier, fabrique des décors, s’enthousiasme pour la cantatrice Marie Garden. Grâce à la photographie, Grénier rêve ses maquettes, pense à des éclairages, des façons d’orienter la lumière, des expériences chromatiques.

Les décors fabriqués ont disparu. Pas ses photographies.

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Dès 1907, Grénier se rue chez les frères Lumières pour y acheter des plaques au collodion et surtout des autochromes, les premières photographies en couleurs naturelles. Certaines ont vieilli, on les regarde aussi. Elles sont uniques.

La gélatine s’est marbrée, s’est scindée, recroquevillée entre les deux verres. Les pigments ont migré avec les fécules de pommes de terre donnant aux bords de mer des couleurs à la van Gogh. Il nous a aussi laissé des nuages, une série de cieux crépusculaires, nacrés, pourpres, qu’il tire, vers 1910, depuis le haut du Belvédère d’une villa qui s’ouvre sur le paysage normand.

 

grenier voiture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des scènes d’incendies aux courses d’aéroplanes, de Trouville négligée pour la voisine, Deauville, plus accommodante, des voiliers aux automobiles flambant neuves — il redessina la carrosserie de son premier bolide rouge pour mieux le conduire coiffé de son haut de forme —, Grénier a photographié  « l’air dans le ciel et la mer dans la mer ».

Avec un brin de paresse ? Peut-être, mais alors dans le sens théologique de St Augustin, cette paresse qui nous fait le dimanche délaisser la prière. Grénier prenait le temps. Le temps de traverser son siècle au hasard, à la recherche d’éclipses, de tempêtes, de nuages et de grimaces perdues.

(Basile Chardon et Claude Chanot, Paris, samedi 12 juillet 2014)

 

Grenier Plage

 

La galerie Rhinoceros & Cie présente dès le 15 juillet une sélection d’autochromes d’Arthur Grénier ainsi que quelques gouaches et aquarelles.

 

aquarelle

 

Une publication est envisagée et selon les encouragements et les réactions du public et des collectionneurs, on devrait disposer à l’automne d’une petite ou grande brochure, détaillant des autochromes de nuages ou des beautés en maillots de bains mouillés. Voire les deux. La sortie du catalogue sera prétexte à de nouvelles agapes.

 

autoportrait

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09.07.2014 Présentation du second numéro de Nicéphore, cahier de Photographies : Mercredi 9 juillet, soirée Baudelaire avec Jean-Paul Avice

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« Très-jeunes, mes yeux remplis d’images peintes ou gravées n’avaient jamais pu se rassasier, et je crois que les mondes pourraient finir, impavidum ferient, avant que je devienne iconoclaste … » (Charles Baudelaire, Salon de 1859).

Mercredi 9 juillet à 18 heures, nous vous invitons à une rencontre avec Jean-Paul Avice dans la galerie éphémère de Rhinocéros & Cie, 156 Boulevard Haussmann, Paris VIIIe.

Une image anonyme surgit tout-à-coup au milieu d’un vide-grenier par un matin pluvieux d’octobre 2013. Un indice ténu, une inscription, une marque motiva une enquête sur l’identité des personnages présents sur cette photographie.

Lors de la présentation publique des premiers résultats qui nous avait fait revenir à Charles Baudelaire, un diseur de poèmes récita «Le Rêve d’un curieux» puis crut bon d’évoquer le récit en rêve «L’Artiste du dernier jour». Dans ce poème, Yves Bonnefoy s’inquiète de la multiplication des photographies qui selon lui dévastent le monde. Il semble attendre pourtant le salut d’une seule image, «lavée de sa différence d’image», et qui pourrait être une photographie prise par accident. Notre conteur rapprocha alors ce récit d’un poème du même auteur, Hopkins Forest, où c’est soudain «une grande photographie de Baudelaire» qui, dans un lieu de hasard et une atmosphère de fin du monde, semble promettre ce salut.

Et voici qu’une simple photographie revient aujourd’hui dans une rare occasion, soutenir la reine des facultés : l’imagination.
Notre société tout entière est préoccupée du démantèlement de l’ordre esthétique qui a prévalu depuis la Renaissance mais s’effondre sous une myriade de selfies, d’images de tout et de rien. Le débat entamé il y a cent cinquante ans par Charles Baudelaire et Félix Nadar entre poésie et photographie, entre image inanimée et imagination, reste ou redevient d’une brûlante actualité.

Superposer, comme l’a fait l’éditeur à l’ouverture de ce Cahier, l’avant-dernier poème des Fleurs du Mal, «Le Rêve d’un curieux» qui figure dans la section «La Mort», et oppose la mort en image à la vie qui se poursuit hors d’elle, et une étonnante photographie où un personnage est assis, figé dans l’immobilité d’une pose devant un rideau, quand, derrière lui, saisi par surprise, surgit le fantôme d’un autre qui ressemble tant à Baudelaire qu’il ne peut être que lui, c’est décider que cette photographie est comme la mise en scène de ce poème. (JPA)

La photographie de Carjat est en ceci étonnante qu’elle est à la limite de l’instantané, conception presque inédite alors ; cette photographie semble capter l’imprévu dans lequel se glisse l’image saisie d’un Baudelaire curieux. C’est une image qui échappe aux canons esthétiques théorisés par Baudelaire – si moderne fut-il – car elle anticipe une photographie captant le transitoire, le fugitif et le contingent sans chercher à usurper les qualités de l’art. Baudelaire n’est pas passé à côté de la modernité photographique, il l’incarne ici. (PLR)

​Le poète luttant contre le péril qui lui est le plus intime, celui de voir sa passion iconophile virer en idolâtrie, et de sentir sa vocation de poète se perdre en ensorcellements fantasmatiques, invente avec la figure de Mademoiselle Bistouri le moyen de résister à l’empire des idoles, à la destruction de la vie par les objectivismes, à l’absolutisation technologique des apparences. Mais cette résistance on ne peut plus précaire10, exposée et terriblement fragile, n’est que la plus faible qu’il puisse maintenir, celle d’une prière tout de même, quoique sans confession ni croyance assurée, à la fin de sa vie dans un petit poème en prose.​ (JT)

Accés à l’ouvrage en pdf : NICEPHORE BAUDELAIRE BON 0514_Mise en page 1

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24.06.2014 Inauguration à Paris de deux galeries siamoises et éphémères, 156 Bd Haussmann

RHINOCÉROS ET CIE : DEUX GALERIES SIAMOISES À PARIS

Deux galeries siamoises et éphémères viennent d’ouvrir leurs portes dans une ancienne banque, boulevard Haussmann à Paris. Le mot d’ordre ? « Luxe, calme et volupté ». C’est le nom du premier rendez-vous mensuel consacré au temps et aux 7 péchés capitaux, dans le Paris de Baudelaire, par un objet exposant non identifié, Rhinocéros et Cie.

Les deux galeries sont reliées par un passage secret, un souterrain qui fait office de vortex, de passage entre deux mondes de l’art, celui des anciens et des modernes.

D’un côté, des photographies anciennes, des pièces miraculeuses : des nus de Moulin et de Marconi, des portraits par Carjat et Nadar, des photos de la construction de l’Opéra de Paris par Durandelle et de nombreuses trouvailles signés Bisson, Bayard ou Marville.

De l’autre côté, une installation, fruit de la collaboration de deux artistes contemporains, Lyes Hammadouche et Ianis Lallemand, qui ont réinvesti la vitrine, le sas et les pièces secrètes de la banque, avec de la fumée, des néons, des projections et des sculptures. Une expérience étrange et surprenante à découvrir absolument, au carrefour de la photographie ancienne et de l’art contemporain.

Rhinocéros et Cie, 156 boulevard Hausmann, Paris VIIIe

Site dédié : http://rhinoceros.gallery/

HORAIRES :            Mardi – Samedi 12 – 18 heures         Lundi sur rendez-vous

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RHINOCÉROS ET CIE : две спаренных галлереи в Париже

Две спаренных галереи недавно открылись в здании, которое раньше было банком на Бульваре Haussmann в Париже. Лозунг? « Роскошь, спокойствие и наслаждение ». Такое название носит первая месячная встреча посвященная времени и семи смертным грехам в Париже эпохи Бодлера, на которой будет выставляться неопознанный экспонат от галлерей Rhinocéros et Cie.

Две галереи связаны между собой секретным проходом в виде подземного перехода, который связывает два мира искусства – древнего и современного.

С одной стороны, древние фотографии и волшебные экспонаты: обнаженные женщины Moulin и Marconi, портреты от Carjat и Nadar, фотографии стройки парижской Оперы от Durandelle и множество работ, подписанных Bisson, Batard и Marville.

С другой стороны, инсталляция, ставшая результатом сотрудничества двух современных художников – Lyes Hammadouche и Ianis Lallemand, которые отремонтировали витрины, тамбур и секретные комнаты банка, поставив там камин, неоновое освещение, прожекторы и скульптуры. Ни на что не похожий и впечатляющий опыт на перекрестке древнего и современного искусства.

Rhinocéros et Cie, 156 бульвар Haussmann, Париж, VIII округ

vernissage 24-2014-32 rhinoceros_gallery (4)

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24.06.2014 Inauguration d’un blog sur le site de Rue89 : Le Collectionneur malgré lui

« Très jeunes, mes yeux remplis d’images peintes ou gravées n’avaient jamais pu se rassasier, et je crois que les mondes pourraient finir, impavidum ferient, avant que je devienne iconoclaste. » Charles Baudelaire, « Le gouvernement de l’imagination », Salon de 1859.

Inauguration du blog :

blogrue89

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21.06.2014 Il y a 155 ans , les premières photographies de la principauté de Monaco : Luigi Cretté

P1230696

Lodoïsch CRETTE ROMET dit Louis Crette Romet dit Luigi Cretté (1823-1872)

Deux vues parmi les premières de Monaco, 1859 ou 1860
Épreuves albuminées

P1230692

Crette Romet originaire de Nice fut, aux alentours de 1850, l’élève de Gustave Le Gray dans cette école de la « Haute époque » de la photographie que fut l’atelier de la Barrière de Clichy créé en 1849. Crette Romet resta par la suite l’un des amis les plus chers de Le Gray, qui le choisira pour parrain de sa fille Berthe, également prénommée Lodoïska (Cf Texte de Sylvie Aubenas : La barrière de Clichy : une « haute école » de photographie, BnF en ligne)

Il devient un photographe du Roi de Sardaigne et s’installe à Nice peu avant la cession du comté à la France. En 1860 il photographie avec Le Gray les membres de l’expédition menée par Alexandre Dumas en soutien à Garibaldi libérateur de la Sicile.

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06.06.2014 Parution du BTP-06 Juin 2014

BTP-06 couv

 

Le BTP a été mis en ligne :BTP-06 juin

 

La télétransmission rencontre parfois mille difficultés inattendues et si vous n’avez pas reçu le dernier BTP, nous vous prions de nous en excusez. Voici un bouton, un formulaire pour vous inscrire et recevoir les prochains, « a sign-up form » :

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01.06.2014. Parution de Nicéphore, cahier de photographies n°2

Nicephore Baudelaire couv

Sommaire :

Au lecteur, 5
L’Artiste du dernier jour, 7
Hopkins Forest, 10
Jean-Paul Avice, Des Ennemies intimes ? 12
Paul Louis Roubert, En Revenir à Baudelaire, 16
Jérôme Thélot, Une Collectionneuse : Mlle Bistouri, 18
Sur un Air de Baudelaire, 24
Chronologie des 15 portraits connus de Charles Baudelaire,  26
La Main droite du poète, 70
Reconstitution, 73
L’Atelier d’Etienne Carjat, 75
Le Portrait de M. Arnauldet, 80
D’un Salon l’autre, 83
Le Salon de 1859, 92
Stéphane Mallarmé, Le Phénomène futur, 104
Charles Baudelaire, Mlle Bistouri, 109
Félix Nadar, Baudelaire intime, 112
Bibliographie illustrée, 116

« Du rapport de Baudelaire à la photographie, on a surtout retenu la condamnation de cette «industrie» mettant, selon lui, fin à l’art, conduisant l’humanité à l’idolâtrie narcissique de sa triviale image, mais Baudelaire, grand ami de Nadar qu’il tutoyait, et qui posa pour lui plus que beaucoup de poètes de son temps, «s’y connaissait» en photographie. Il savait bien que les vrais photographes parviennent à saisir d’un être plus que cette extériorité matérielle… » J.P. Avice

Une image anonyme surgit tout-à-coup au milieu d’un vide-grenier par un matin pluvieux d’octobre 2013. Un indice ténu, une inscription, une marque motiva une enquête sur l’identité des personnages présents sur cette photographie. Au crayon sous ce portrait, un nom, celui de « Mr Arnauldet ». Très vite, le personnage flou au second plan est identifié comme étant Charles Baudelaire. Il semble s’insinuer dans l’image. Pourfendeur reconnu de la photographie, le poète considère la multiplication des images comme le pire fléau de son temps. Et voici qu’apparaît cette image, qui, par sa singularité, nous mène vers un ailleurs, soutenir la reine des facultés : l’imagination.

Un programme de recherches est établi pour s’assurer de l’authenticité de l’épreuve et établir l’identité du photographe et de ses modèles. Ici, l’un des enquêteurs prononce une phrase déterminante : «M. Arnauldet se fait tirer le portrait mais n’est pas dans l’axe de la chambre», cette photographie est prise comme en coulisse, ce que nous regardons n’est pas le portrait de M. Arnauldet, mais son «making of», une photographie de backstage, une photographie «volée», une «capture d’écran». Il y aurait donc une deuxième chambre, voire un second photographe dans le studio. Cette pratique courante au XXe siècle, systématique dans l’univers du cinéma, est totalement inattendue en 1860.

« La photographie de Carjat est en ceci étonnante qu’elle est à la limite de l’instantané, conception presque inédite alors ; cette photographie semble capter l’imprévu dans lequel se glisse l’image saisie d’un Baudelaire curieux. C’est une image qui échappe aux canons esthétiques théorisés par Baudelaire – si moderne fut-il – car elle anticipe une photographie captant le transitoire, le fugitif et le contingent sans chercher à usurper les qualités de l’art. Baudelaire n’est pas passé à côté de la modernité photographique, il l’incarne ici. » P.L. Roubert

 

Nicephore Baudelaire dos

« Le poète luttant contre le péril qui lui est le plus intime, celui de voir sa passion iconophile virer en idolâtrie, et de sentir sa vocation de poète se perdre en ensorcellements fantasmatiques, invente avec la figure de Mademoiselle Bistouri le moyen de résister à l’empire des idoles, à la destruction de la vie par les objectivismes, à l’absolutisation technologique des apparences. Mais cette résistance on ne peut plus précaire, exposée et terriblement fragile, n’est que la plus faible qu’il puisse maintenir, celle d’une prière tout de même, quoique sans confession ni croyance assurée, à la fin de sa vie dans un petit poème en prose. » J. Thelot

Notre société tout entière est préoccupée du démantèlement de l’ordre esthétique qui a prévalu depuis la Renaissance mais s’effondre sous une myriade de selfies, d’images de tout et de rien. Le débat entamé il y a cent cinquante ans par Charles Baudelaire et Félix Nadar entre poésie et photographie, entre image inanimée et imagination, reste ou redevient d’une brûlante actualité.

Ce second cahier est expédié aux abonnés.

 

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01.06.2014 Remarque sur les formats des objets photographiques. Format des plaques autochromes

Les premiers appareils daguerréotypes ont été transformés en chambres pour le négatif papier ou pour le verre à l’albumine puis au collodion. Les formats des châssis, les formats des plaques, se sont naturellement diffusés d’un opérateur à un autre, devenant certains des formats standard imposés par la logique industrielle.

En observant le tarif des établissements Lumière, on est étonné par le nombre de formats d’autochromes disponibles : 31 formats différents, bien au-delà de ce que l’on aura risqué comme nombre en faisant appel aux souvenirs des promenades sur les marchés aux puces et des visites aux expositions.

format des plaques autochromes

On remarque néanmoins que le grand format 18×24 cm correspond au grand format des daguerréotypes, par exemple de Girault de Prangey.

Le format 9×18 est en fait un format d’autochromes stéréoscopiques,  9x (9 + 9).

autochrome stereo

 

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25.05.2014 Élections européennes, anniversaires multiples


ventotene 3

Les élections sont l’occasion de faire une petite enquête sur l’origine de ces élections, sur les lieux et les circonstances de la naissance de l’idée européenne moderne, de relire le Manifeste de Ventotene, occasion aussi de republier un article en langue italienne datant de février 2012 de Societacritica, site aujourd’hui disparu du web désormais si mouvant et si éphémère :

« Nel giugno del 1941 Altiero Spinelli ed Ernesto Rossi durante il confino a Ventotene redassero un documento di poche pagine “per un’Europa Libera ed Unita”. Il testo è passato alla storia come “il manifesto di Ventotene”. I due esponenti antifascisti con il loro manifesto posero le basi per il movimento federalista che proponeva la creazione di un’entità europea che andasse oltre le divisioni delle singole nazioni, che si sarebbero dilaniate nel corso della seconda guerra mondiale. Il 21 maggio del 2006 come prima uscita pubblica il neo Presidente della Repubblica Giorgio Napolitano decise di andare nella piccola isola dell’arcipelago pontino per rendere omaggio allo spirito dei due antifascisti italiani Spinelli e Rossi che sfidando il comune sentire dell’epoca creano la prima struttura intellettuale per una visione unitaria dell’Europa. Un ottica ampia e di speranza: senza conflitti, senza competizioni esasperate, nel segno di una crescita che doveva coinvolgere tutti gli strati della nascente società post bellica.

ventotene-2

Da allora molta strada è stata percorsa nel cammino di integrazione. Abbiamo un parlamento, una commissione, un gran numero di trattati, una moneta unica ed un’identità europea che alterna momenti di forza a periodi di grane debolezza. Attualmente la crisi economica e finanziaria causata dall’instabilità dei debiti sovrani ha gettato un pericoloso cono d’ombra sulla concezione di Europa moderna: unita e federalista. Stanno riemergendo antichi rancori ed egoismi nazionali, propri del secolo scorso. C’è chi vorrebbe un’ allentamento dei vincoli europei, c’è chi chiede meno intromissione nella vita pubblica nazionale degli istituti comunitari, c’è chi vorrebbe rinunciare all’Euro ed addirittura interrompere la libera circolazioni di beni e persone nell’area Schengen.

Ventotene

In quest’ottica forze contrastanti si contendono il campo. Diverse visioni di Europa cercano di affermarsi. La Germania della Merkel si è mostrata restìa a comprendere le vere ragioni della crisi di sistema che stiamo percorrendo. L’Italia, la Grecia e la Spagna i paesi del Mediterraneo sono stati trattati da Berlino con un’intransigenza non pienamente motivata. Facendo intendere chiaramente che gli interessi dei tedeschi sono più importanti della salvaguardia del sogno europeo. A ciò si è opposto l’europeismo “interessato” di alcune cancellerie in difficoltà che si ricordano dell’Europa solo nel momento del bisogno, nel momento in cui c’è necessità di spartire con altre istituzioni alcune responsabilità che sono e restano soprattutto nazionali.

La querelle tra il quotidiano italiano il Giornale ed il settimanale Der Spiegel segna plasticamente il picco di incomprensione che alcune politiche miopi hanno creato in questi ultimi tempi. Da un lato il rigorismo, e l’euroscetticismo tedesco, dall’altro il lassismo e l’euroscetticismo proprio di un Italia, che solamente adesso con il governo Monti cerca di farsi carico delle proprie responsabilità.

Der Spiegel, secondo Il Giornale, accuserebbe gli italiani di essere codardi come Schettino il capitano autore del naufragio del Giglio (sebbene la traduzione del giornale diretto da Sallusti sia « traballante » ndr). Il Giornale di Sallusti risponde al fuoco scrivendo che sarebbe meglio il disastro della Concordia piuttosto che la tragedia dell’Olocausto. Sono questi i termini della questione? Decisamente no.

Lasciamo che la storia giudichi il passato. Lasciamo che l’Olocausto venga valutato con fermezza dagli storici e ricordato adeguatamente. Rubrichiamo la tragedia della Concordia come un tristissimo fatto di cronaca, non riconducibile ad i presunti difetti congeniti di un popolo. Sono tragedie difficili da accomunare. L’unica cosa cerca è che entrambi non dovranno mai più ripetersi. Per il resto ripartiamo da Ventotene. »

Voici de large extraits traduits en français du Manifeste de Ventotene :

Le Manisfeste de Ventotene extraits

Manifeste de Ventotene extraits

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01.05.2014 International Workers’ Day. Le 1er mai n’est pas travaillé (le BTP sera télétransmis demain vendredi 02 mai)

Ottopremiermaidefile
Otto Wegener (dit Otto, 1849-1922)
Manifestation du 1er mai 1906, avenue de l’Opéra, Paris

En juillet 1889, le premier mai est décrété jour de défilé par la Deuxième Internationale Socialiste réunie à Paris dans les coulisses de l’Exposition Universelle, la date est choisie en référence à des la répression sanglante de combats anarchistes à Chicago quelques années plus tôt.

 

Ottopremiermai

La répression de la manifestation du 1er mai 1906 à Paris a été particulièrement violente : « Au début du vingtième siècle, la Confédération Générale du Travail (alors syndicaliste révolutionnaire), veut rendre sa vigueur au Premier Mai. Elle décide que le premier Mai 1906 sera le début d’une grève générale, toujours pour obtenir les 8 heures. La bourgeoisie française prend alors peur : elle fait arrêter le bureau confédéral de la CGT et transforme Paris en camp retranché, occupé par 60 000 soldats et policiers. Ceux-ci dispersent violemment les manifestants, tuant deux personnes. Mais tout cela n’empêche pas la grève générale, assez bien suivie, de durer plusieurs jours. Si ces résultats sont assez divers, elle a prouvé son efficacité. » (Blog du NPA du Tarn)

C’est l’année 1919 que le jour devient férié en France, en même temps qu’est acordé la journée de huit heures. « Le premier mai 1919 prend en France une tournure particulière car l’assemblée nationale, sous la pression des grèves, venait juste de voter une loi accordant les 8 heures de travail par jour. Ce premier Mai fut l’un des plus imposants et des plus durs que la France ait connu. Galvanisés par l’exemple de la révolution russe de 1917, les travailleurs semblent prêts à tout renverser, les affrontements très violents, marqués par l’érection de barricades, font deux morts parmi les manifestants. 

D’autres travailleurs trouvèrent la mort lors de Premier Mai très violents, comme ceux de 1920 et de 1923 à Paris, de 1909 à Buenos-Aires en Argentine ou de 1929 à Berlin. »

Otto Wegener, photographe mondain ami de Proust avait son studio avenue de l’Opera, avec son balcon donnant sur cet évènement. On peut consulter Rosa LuxemburgGrève de masses, parti et syndicat, 1906.

 

Recevoir le BTP

otto036

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01.05?2014. Les onze premières expositions des produits de l’industrie française, 1798-1849 et l’apparition de l’héliographie.

Première exposition : An VI, 1798 (Directoire)
Sur une idée de François de Neufchateau
Soixante arcades construites sur le Champ de Mars
Trois Jours, parmi les jours complémentaires de l’an VI de la Révolution (19-21 septembre 1798)
110 exposants dont les Didot présentant les éditions « stéréotypes ».
Remarque sur les jours complémentaires, Les cinq jours supplémentaires de fin d’année, parfois appelés sans-culottides ou sanculotides avait tous un nom :
jour de la vertu (17 septembre), du génie (18 septembre), du travail (19 septembre), de l’opinion (20 septembre), des récompenses (21 septembre)
L’an III et l’an VII en eurent un sixième dénommé jour de la révolution (22 septembre)
Les prix furent remis le jour des récompenses.

Deuxième exposition : An IX, 1801 (Consulat)
Cent quatre portiques dans la cour du Louvre
Cinq Jours complémentaires de l’an IX (17-21 septembre 1801)
Chaptal fait déposer un exemplaire de chaque invention exposée au CNAM
229 exposants

Troisième exposition : An X, 1802 (Consulat)
Cent quatre portiques dans la cour du Louvre,
avec au centre une reconstitution à l’échelle de la Lanterne de Démosthène
Six Jours dont les complémentaires de l’an X (16-21 septembre 1802)
540 exposants

Quatrième exposition : 1806 (Empire)
Cent vingt-quatre portiques dans la cour des Invalides
Vingt-quatre jours de Septembre 1806
1422 exposants
Remarque : Le 22 fructidor an XIII (9 septembre 1805), Napoléon signa le sénatus-consulte qui instaura le retour au calendrier grégorien à partir du 1er janvier 1806.

Longue interruption des expositions

Cinquième exposition : 1819 (Louis XVIII)
Quarante-et-une salles du Palais du Louvre
Trente-six jours, inauguration le 25 Aout 1819
1662 exposants

Sixième exposition : 1823 (Louis XVIII)
Colonnade et premier étage du Palais du Louvre
Août 1823
Membres du Jury : Arago, Biot, Gay-Lussac, …
1648 exposants

Septième exposition : 1827 (Charles X)
Membres du Jury : Arago, Gay-Lussac, baron Gérard …
1631 exposants reçurent 425 récompenses

Interruption

Huitième exposition : 1834 (Gouvernement de Juillet)
sur une surface de 14.288 m2
Membres du Jury : Brongniart, Paul Delaroche, Gay-Lussac, baron Gérard…
2447 exposants reçurent 697 récompenses

Neuvième exposition : 1839
Du 1er mai au 31 juillet 1839
Grand Carré des Jeux aux Champs Élysées, sur une surface de 16.500 m2
6e commission des Beaux Arts : Fontaine, Président, Beudin, Blanqui, Brongniart, Paul Delaroche, Léon de Laborde (rapporteur des progrès de l’imprimerie et de la litograpgie), Renouard et Sallandrouze.
8e commission des Arts divers : Chevreul, président, Barbet, Bosquillon … laborde (rapporteur des progrès des imitations de la nature)…Schlumberger
3381 exposants
Remise des médailles et des prix le 28 juillet 1839

Dixième exposition : 1844
exposants
Avec le premier rapport sur la « photographie » alors dénommée « Épreuves daguerriennes »
Texte numérisé complet accessible sur le site du CNAM
Pas de médailles aux photographes mais des mentions honorables pour Sabatier-Blot et Bourquin, et des citations favorables pour Claudet et Bisson aîné :
Claudet Bisson 1844

Onzième exposition : 1849
exposants
Avec le second rapport sur la « photographie » alors dénommée « Héliographie sur plaque, ou sur papier »
Septième section : Héliographie; Léon de Laborde rapporteur et auteur d’un remarquable article introductif. Texte numérisé complet accessible sur le site du CNAM

On remarque qu’il accompagne la médaille descernée à Bayard d’un regret sur la retenue fort peu « commerciale » de l’inventeur :

Bayard en 1849-2

Bayard en 1849

Ce sera ensuite le début des célèbres expositions universelles :

Exposition Universelle de Londres, 1851

Exposition Universelle de Paris, 1855

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03.04.2014 Est-ce vraiment un fait divers ? Est-ce le signal de la fin des collections licites d’objets anciens ?

Le FBI a saisi plusieurs milliers d’objets d’art d’une valeur inestimable dans la maison d’un homme de 91 ans, dans la campagne de l’Indiana. Les collectionneurs tremblent. Les directeurs de musées aussi.

Faudra-t-il retenir le nom de Donald Miller comme celui du dernier collectionneur du XXe siècle ? ou du premier délinquant du XXIe siècle par accumulation inappropriée d’objets anciens authentiques ?

Tout est Factice (Vue d’une épreuve ancienne de Robert Doisneau, dont la collection et la possession privée restent autorisées).

F.B.I. agents were removing thousands of artifacts on Thursday from a house in rural central Indiana, ranging from arrowheads to shrunken heads and Ming Dynasty jade. Donald Miller, 91, amassed the collection over at least several decades. People who had toured his Rush County home described it as a homemade museum with items including fossils, Civil War memorabilia and what the owner claimed to be a chunk of concrete from Adolf Hitler’s bunker. Agents of the F.B.I.’s art crime team would not say whether they believed Mr. Miller had knowingly broken laws. The F.B.I.’s aim is to catalog the artifacts and return them to their countries of origin. (NYT)

FBI

Shrunken heads, other artifacts found during FBI raid on Indiana home.

Investigators say the 91-year-old traveler may have knowingly or unknowingly improperly amassed a collection of « immeasurable » cultural significance. (CBS News)

The FBI raided the home of a 91-year-old artifact collector in Indiana on Wednesday who is suspected of violating treaties and federal laws while amassing his extensive collection over a lifetime, CBS News reports.

After an FBI investigation determined that Donald Miller may have knowingly or unknowingly improperly collected artifacts, archaeologists and other experts joined authorities to begin parsing through the collection—which includes Native American items, and objects from at least nine other countries including China, Russia, Italy and Greece—and identifying which artifacts, if any, must be repatriated.

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03.04.2013 Marquis de Sade, 120 jours et trente ans plus tard. Deux articles à 21 minutes de distance

Rouleau

Caché, disparu, volé, racheté, le manuscrit mythique de Sade revient en France

VINCENT NOCE 3 AVRIL 2014 À 00:20

A l’automne 1785, (pendant trente-sept jours, de sept à dix heures du soir) l’auteur met en forme ses brouillons, en un texte d’une écriture serrée et minuscule sur des feuillets de 11,5 cm de large, en partie recto et verso, collés bout à bout pour former un rouleau de 12,10 mètres de long. Il le dissimule entre les pierres de sa cellule.

Bastille 1789

Le 2 juillet 1789, Sade harangue de sa fenêtre la foule des sans-culottes réunie sur la place de la Bastille. Le gouverneur de la prison le fait transférer à l’hôpital psychiatrique de Charenton, sans ses affaires. Lorsque la prison est prise d’assaut et incendiée, l’écrivain croit son manuscrit perdu, ce dont il ne se remettra jamais. Ce qu’il ignore, c’est qu’il a été récupéré par un des assaillants, Arnoux de Saint-Maximin. Premier méfait d’une série qui se poursuivra jusqu’à nos jours.

En 1900, ses descendants vendirent le rouleau au psychiatre allemand Iwan Bloch, qui en fit éditer une première transcription sous le pseudonyme d’Eugen Dühren. En 1929, le vicomte Charles de Noailles et son épouse Marie-Laure rachètent le rouleau. Elle est une des descendantes de Sade. Le couple est ami et mécène des surréalistes, d’André Breton, de Georges Bataille et de Salvador Dali, qui célèbrent la violence subversive de son oeuvre. Les Noailles financeront le tournage de L’âge d’or de Salvador Bunuel, qui mettra en rage l’Eglise et les ligues fascistes. Ils confient l’analyse et la publication des 120 journées de Sodome à Maurice Heine, qui le proposera par souscription pour éviter la censure.

MANUSCRIT VOLÉ

En 1982, à l’Ermitage de la Pompadour où elle vit à Fontainebleau, leur fille, Nathalie de Noailles, commet l’imprudence de confier le précieux document dont elle a hérité à un éditeur qui cultive son amitié, Jean Grouet, qui prétend vouloir l’étudier. A sa demande, il lui ramène l’étui en cuir (qui n’est pas d’une forme phallique, comme le prétend la légende)… dont la famille découvrira qu’il a été vidé de son contenu. Lire la suite

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20.03.2014 « La toile était levée et j’attendais encore »

Arnauldet et son ami

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Musée d’Orsay achète une image photographique de Baudelaire

Un article de l’express annonce la décision du Musée d’Orsay

Un premier commentaire est publié sur son blog par André Gunthert, suggérant un « exemple précoce de photobombing »

Malgré tout le charme des analyses uchroniques, l’hypothèse d’une irruption accidentelle du poète dans le champ d’une camera ne résiste pas longtemps à l’analyse paisible.

En 1861, la pratique du collodion est ardue et nécessite la patience de tous les intervenants, ce qui a engendré tant de physionomies sévères sur les portraits du Second Empire.

Ensuite la silhouette surgissante est hors du champ de netteté dont la profondeur à l’époque ne dépasse pas de quelques dizaines de centimètres la tête du modèle assis.

Encore plus troublant, il n’aurait simplement pas pu surgir dans le portrait car ce portrait central de la séance est dans le cadre d’un autre appareil, à la gauche de notre perception, faisant face à la toile, au modèle assis et à son chapeau.

Une remarque essentielle est apparue sur le blog de culture visuelle :

reponse de francois chevret

C’est dans bien plus qu’une photographie accidentelle que le poète à fait irruption.

Le numéro 2 de Nicéphore, cahier de photographies, a été consacré à ce double portrait.

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20.03.2014 Rencontre avec Raymonde Dien

Raymonde dien

Nous vous invitons demain jeudi 20 mars 2014 à 15 heures pour une rencontre avec Raymonde Dien, qui aboutira sur la publication d’un petite ouvrage consacré à sa célébre action dont il n’existe aucune photographie.

Raymonde Dien a été arrêtée en février 1950 pour s’être couchée il y a 64 ans, le 23 février 1950, sur une voie de chemin de fer, à Saint-Pierre-des-Corps pour ralentir la marche d’un train militaire dont le chargement était destiné à la guerre imminente en Indochine.

« Nous apprenons dans la matinée, qu’un train chargé de véhicules blindés est attendu en gare de Saint-Pierre-des-Corps à destination de l’Indochine. Il faut agir vite et exprimer la solidarité des tourangeaux avec la lutte des peuples colonisés et opprimés dans leur combat pour leur libération. La réaction est immédiate. Il faut faire quelque chose de spectaculaire, ce train ne doit pas passer.
La mobilisation est rapide, à pied et à vélo car on ne dispose pas de voitures ni de téléphones. Plusieurs centaines de personnes se rassemblent, elles luttent toutes pour la paix au Viêt Nam : cheminots, ouvriers des chantiers du bâtiment, ateliers de la métallurgie, des femmes, des jeunes, des hommes venus de partout, parcourant parfois 4 à 5 km à pied, ainsi que des salariés de l’entreprise de meubles la BDF.
Une manifestation prend forme en quelques heures, pour s’opposer à 13 h 30 au départ de ce convoi au lieu dit Les Epines Fortes à Saint-Pierre-des-Corps, là où se trouve le convoi de matériel en partance pour l’Indochine. Le train avance lentement gardé par des militaires… »

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18.03.2014 El telón estaba levantado (Message musical de Colombie)

El Telon

Conoces, como yo, el delicioso dolor
y de ti, dices :  » Oh hombre extraño ! »
– Yo iba a morir. Fue en mi alma amorosa
Deseo mezclado de horror, un mal particular

La ansiedad y la brillante esperanza, sin humor faccioso.
Más se vaciaba el fatal reloj de arena,
Más mi tortura era áspera y deliciosa ; (o Mas aspera y deliciosa era mi tortura)
Todo mi corazón se arrancaba del mundo conocido

Era como el niño (o el infante, más poético) ávido de espectáculo
Odiando el telón como se odia un obstáculo
Por fin, la fría (o cruel, dura) verdad se reveló

Morí sin sorpresa, y la terrible aurora
Me envolvía. — Cómo! no es más que eso?
El telón estaba levantado y yo seguía esperando

El Telon rojo

Pour accéder à la vidéo, cliquer ici ou sur l’une des captures d’images.

El Telon Video

 
 

 

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06.03.2014 Parution du BTP-03 de mars 2014

tintin

BTP mars 2014

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21.02.2014 Préparation du prochain numéro de Nicéphore, cahier de photographies

Consacré au poème Le Rêve d’un Curieux de Charles Baudelaire, il sera publié en français, des traductions anglaise et espagnole seront mises en ligne.

Il sera envoyé à tous les abonnés.

The Dream of a Curious Man

To F.N. (Felix Nadar)

Do you know as I do, delectable suffering?
And do you have them say of you: « O! the strange man! »
— I was going to die. In my soul, full of love,
A peculiar illness; desire mixed with horror,

Anguish and bright hopes; without internal strife.
The more the fatal hour-glass continued to flow,
The fiercer and more delightful grew my torture;
My heart was being torn from this familiar world.

I was like a child eager for the play,
Hating the curtain as one hates an obstacle…
Finally the cold truth revealed itself:

I had died and was not surprised; the awful dawn
Enveloped me. — What! is that all there is to it?
The curtain had risen and I was still waiting.

Translated by William Aggeler, The Flowers of Evil (Fresno, CA: Academy Library Guild, 1954)

Curieux

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12.02.2014 Un Enfer Fiscal et Administratif. Save the date

Oui c’est bien le 12 février 2014 que le Président Français a tenté de convaincre que la France n’est pas l’enfer administratif et fiscal parfois dépeint par la presse anglo-saxonne.

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06.02.2014 Le BTP-02 Bulletin de la Librairie Plantureux n° 2

BTP-02 couv

 

BTP 02 février-2014

 

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27.01.2014 Vente d’un daguerréotype de Cyrus Macaire à Rennes lundi 27 janvier

 

DaguerréotypeMacaire

Louis-Cyrus Macaire (1807-1871) et Jean-Victor Warnod (1812-1892)
Navire quittant le port du Havre
c. 1851-1853
Daguerréotype 1/2 plaque (à vue 147×106 mm), dans son cadre en bois noirci d’origine, verre noir peint, papier bleu d’origine.
Image probablement non redressée comme pour la plaque de la BNF, afin de favoriser la vitesse et netteté de la prise de vue.
Jean Victor Macaire a changé de nom pour porter celui de son épouse, Louis Warnod, en 1847.

Exceptionnel daguerréotype en parfait état d’origine, jamais ouvert. La provenance est explicitée dans les deux articles de Ouest-france reproduits ci-dessous. Maître Carole Jezequel l’a adjugé 87.000 euros.

Un seul daguerrotype repertorié à ce jour, il est à la Bibliothèque Nationale Cf BNF Res Eg6-170. Il a été exposé au Musée d’Orsay, Le daguerréotype francais. Un objet photographique (2003) page 271 (reproduction et notice) puis au Metropolitan Museum, « The Dawn of Photography: French Daguerreotypes, 1839-1855″ (2004) Louis-Cyrus Macaire and Jean-Victor Macaire-Warnod, known as « les frères Macaire » (French, 1807-1871; French, 1812-after 1886), Ship Leaving the Port of Le Havre, 1851.

Les photographes se sont installés en haut de l’ancienne tour François Ier, on aperçoit le public sur la Jetée Nord (CF fin de cet article).

Coordonnées de la maison d’enchères : ÉTUDE RENNES ENCHÈRES

Ces daguerréotypes aujourd’hui bien rares furent remarqués et célébrés par le public du début du Second Empire. Voici un extrait de l’article célèbre de Francis Wey (1853)

Comment le soleil est devenu peintre – Histoire du daguerréotype et de la photographie
(Le Musée des familles, 20 juillet 1853, p. 289-300).

Il semblait, après tant de prodiges, que la voie perfectible était parcourue jusqu’à ses limites, lorsque l’on apprit, il y a dix-huit mois, que des héliographes, établis au Havre, obtenaient des dessins de marine, et saisissaient au vol les vagues de l’océan. — La chose est impossible, disait-on ; mais les savants n’eurent pas le loisir de le démontrer ; on adressa des preuves palpables à l’Institut.
Par l’effet de la rapidité avec laquelle ils opèrent, MM. Macaire et Warnod sont parvenus à saisir, dans le mouvement même, un fugitif instant d’immobilité relative …
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23.01.2014 « LES AVANT-GARDES RUSSES ET LE SPORT », Inauguration en musique de l’exposition du Musée Olympique de Lausanne

lebedev nageuse 1

S. Krassinski. Deux nageuses épuisées, Spartakiades de 1928.

Hymne de 1928 recréé pour l’occasion :

Sotchi

Présentation de l’exposition sur le site du Musée Olympique

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20.01.2014 Les Studios Robespierre ont accueilli le violoncelliste Charles Curtis pour un concert unique lundi 20 janvier

concert curtis 03

Nous avons le plaisir de vous annoncer la venue exceptionnelle du violoncelliste Charles Curtis qui fut accueilli pour un concert organisé par le label SHIIIN le lundi 20 janvier 2014 à 19h00  dans les Studios Robespierre.

Les pièces jouées :

Eliane Radigue : occam 5
Guillaume de Machaut : songs
Christian Wolff : one cellist
Silvestro di Ganassi : ricercars
Morton Feldman : intersection 1
Alison Knowles : rice and beans

Video du concert : Studios Robespierre / Concert Charles Curtis

mail: info@shiiin.com

le nom du label Shiiin signifie « éloge du silence » en japonais et sur son site l’on trouvera une biographie de Charles Curtis :  www.shiiin.com

Violon

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10.01.2014 Le Phénomène futur. Prose de circonstances

cielpale

« Un ciel pâle, sur le monde qui finit de décrépitude, va peut-être partir avec les nuages : les lambeaux de la pourpre usée des couchants déteignent dans une rivière dormant à l’horizon submergé de rayons et d’eau.

Les arbres s’ennuient et, sous leur feuillage blanchi (de la poussière du temps plutôt que celle des chemins), monte la maison en toile du Montreur de choses Passées : maint réverbère attend le crépuscule et ravive les visages d’une malheureuse foule, vaincue par la maladie immortelle et le péché des siècles, d’hommes près de leurs chétives complices enceintes des fruits misérables avec lesquels périra la nation. 

Dans le silence inquiet de tous les yeux suppliant là-bas le soleil qui, sous l’eau, s’enfonce avec le désespoir d’un cri, voici le simple boniment : « Nulle enseigne ne vous régale du spectacle intérieur, car il n’est pas maintenant un politique capable d’en donner une ombre triste. J’apporte, vivante (et préservée à travers les ans par la science souveraine) une muse d’autrefois. Quelque folie, originelle et naïve, une extase d’or, je ne sais quoi !  par elle nommé sa chevelure, se ploie avec la grâce des étoffes autour d’un visage qu’éclaire la nudité sanglante de ses lèvres. A la place du vêtement vain, elle a un corps; et les yeux, semblables aux pierres rares, ne valent pas ce regard qui sort de sa chair heureuse: des seins levés comme s’ils étaient pleins d’un lait éternel, la pointe vers le ciel, aux jambes lisses qui gardent le sel de la mer première. »

Se rappelant leurs pauvres épouses, chauves, morbides et pleines d’horreur, les maris se pressent: elles aussi par curiosité, mélancoliques, veulent voir.

Quand tous auront contemplé la noble créature, vestige de quelque époque déjà maudite, les uns indifférents, car ils n’auront pas eu la force de comprendre, mais d’autres navrés et la paupière humide de larmes résignées se regarderont ; tandis que les poëtes de ces temps, sentant se rallumer leurs yeux éteints, s’achemineront vers leur lampe, le cerveau ivre un instant d’une gloire confuse, hantés du Rythme et dans l’oubli d’exister à une époque qui survit à la beauté. »

( Stéphane Mallarmé, Le Phénomène futur, 1864)

Cielch&rgé

 

 

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07.01.0002 Deux Alphonse(s) de Launay

Nous remercions les lecteurs qui ont insisté pour rétablir les diverses activités à chacun des deux contemporains portant le même nom.

C’est  le vicomte Alphonse-Henri Henryet de Launay (1822-1891), ami de Charles Bataille,  auteur de nombreuses pièces de théâtre, le « Capitaine de Launay » comme le moque Maxime Rude dans les « Confidences d’un journaliste », qui est le directeur de la revue Le Boulevard du 1er décembre 1861 à juin 1863, locaux communs avec l’atelier d’Étienne Carjat, 56 rue Laffitte. Cette revue de Carjat est le principal moyen de publication de Charles Baudelaire, poèmes, poèmes en prose, articles de critique.

Le photographe Alphonse de Launay, parfois orthographié Delaunay, de cinq ans son cadet est né le 15 octobre 1827 à Rouen, décédé en 1906. Son père, Pierre Alphonse de Launay, était courtier maritime, décédé en 1842 et sa mère, Zélie Esther Pothée, était décédée en 1830 quand il n’a pas trois ans.

01.2 Lapin Alphonse de Launay

Avocat de formation, il se consacre jeune aux arts et aux voyages, le premier en Espagne en 1851.

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07.01.2014 Alphonse de Launay (1827-1906) Souvenirs d’été, album d’études au collodion Artonne, Puy de Dôme, été 1864

Une histoire pour chaque jour

Bel album de chagrin rouge, 337×266 mm, 31 épreuves albuminées d’après
négatifs verre au collodion, principalement de deux formats : 180×140
mm et 220×160 mm, une au format portrait-carte.
Plusieurs de ses contemporains portent le même nom que l’on peut écrire
Delaunay ou de Launay. Et ce n’est que récemment que l’on commence à
reconstituer les travaux photographiques de cet élève génial de Le Gray.
Membre exposant de la SFP, auteur de nombreux chefs-d’oeuvre aussi bien
avec les procédés du calotype qu’au collodion, il est l’un des premiers à
photographier la vie quotidienne, les belles journées d’été, les humbles, les
enfants, les voisins en visite.
Référence : notice du catalogue de l’exposition Primitifs de la photographie.
Le calotype en France, BNF, 2010. La BNF conserve plusieurs albums de
cet artiste.

 

070114delaunay

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02.01.2014 BTP-01 Bulletin de la Librairie Plantureux n° 1

BTP 01 couv

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